L'émissaire spécial du secrétaire général de l'ONU au Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, "travaille de manière intensive à amener les différentes parties le plus tôt possible à Genève", après que les négociations prévues la semaine dernière ont été repoussées suite aux objections du gouvernement yéménite, a annoncé jeudi aux journalistes un porte-parole de l'ONU à New-York.
M. Ahmed "réunit actuellement le soutien nécessaire au Yémen, dans la région et à l'international, avant de commencer les consultations", a indiqué le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric lors de son point de presse quotidien. "Nous espérons être capables de faire une annonce sur les consultations très rapidement", a-t-il dit.
L'émissaire spécial a expliqué au Conseil de sécurité de l'ONU au cours d'une séance à huis clos mercredi qu'il prévoyait de convoquer des négociations de paix entre les parties en guerre au Yémen le 14 juin à Genève, une date acceptée par le gouvernement en exil du pays en guerre, mais pas encore par les milices houthies, ont fait savoir les diplomates.
"Alors que les travaux se poursuivent pour convoquer les consultations au Yémen, le secrétaire général a à nouveau répété son appel à une pause humanitaire afin de permettre à l'aide d'arriver jusqu'au peuple yéménite", a confirmé le porte-parole.
"Les besoins humanitaires deviennent de plus en plus importants, et des mesures urgentes de la communauté internationale, ainsi que des Etats régionaux, sont nécessaires pour réduire les conséquences les plus dramatiques des combats", a-t-il conclu.