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Chine-Asie centrale : les membres de l'OCS de plus en plus interconnectés

le Quotidien du Peuple en ligne | 08.06.2017 16h02

Depuis la fondation de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) il y a 16 ans, l'interconnexion économique et commerciale entre ses membres ne cesse de se renforcer. Les coopérations basées au départ sur l'énergie, sont axées aujourd'hui sur les échanges d'articles, de personnel, de biens et services interrégionaux, pour une meilleure fusion des ressources.

Excepté la Chine, les cinq autres pays membres de l'OCS sont riches en ressources pétrolières et gazières. Une étape importante pour ces nations de se développer sur le marché chinois et de réaliser, visant à travers celui-ci, l'intégration économique de l'Asie-Pacifique, dans la stratégie d'une exportation diversifiée. Le mois de mai en 2016 a marqué la mise en opération de l'oléoduc sino-kazakh d'une longueur de 962 kilomètres, soit une première pour la Chine d'importer du pétrole brut de l'étranger via un pipeline.

De nombreux autres pays ont par la suite renforcé leur coopération énergétique avec la Chine. Se traduisant par la construction de plusieurs oléoducs, de gazoducs et de chemins de fer, dans la perspective d'accroître leurs exportations d'énergie. Une « Route de l'énergie » parcourant l'Asie centrale et l'Asie de l'Est est en passe d'émerger...

La coopération énergétique de plus en plus étroite entre les membres de l'OCS stimule efficacement la croissance économique de ces pays. Cette année, le 31 mai, a vu l'inauguration de la construction d'un projet d'exploration gazière sino-ouzbek à Boukhara, en Ouzbékistan. Le vice-président du groupe Uzbekneftegaz, Kabul Tukhtaev, a récemment déclaré que le gouvernement ouzbek attachait une grande importance aux investissements chinois. Un projet répondant non seulement à la demande locale de gaz et aux besoins d'exportation, mais qui créera davantage d'emplois et augmentera les recettes fiscales locales.

De plus, les Etats membres ont établi un mécanisme de coopération permettant une opération stable de l'exploration pétrolière et gazière. Une mesure visant également à éviter les risques du marché de l'énergie liés à l'offre, à la demande et aux prix.

Le présent mécanisme de coopération multilatérale offre des conditions favorables à l'interconnexion de l'initiative chinoise des nouvelles Routes de la Soie à l'Union économique eurasienne. L'ensemble des acteurs, observateurs et partenaires de dialogue sont pour la plupart des pays riverains de l'initiative chinoise, des économies émergentes et des pays en développement. Avec en commun, une envie urgente de renforcer les différentes infrastructures, de promouvoir l'interconnexion, d'accroître les coopérations sur la capacité de production et de construire une plate-forme financière.

Dans le cadre de l'OCS, les pays membres partagent la même perspective pour la création de zones de libre-échange. Pour atteindre cet objectif, la priorité sera donnée aux industries telles que le transport, l'énergie, les télécommunications, l'agriculture, l'électro-ménager, l'industrie légère, le textile... Et ce, pour permettre de façon progressive des échanges de biens, de capitaux, de services et de technologies.

A l'heure actuelle, la Chine et la Russie connaissent de grands projets fructueux au niveau de la coopération énergétique, le transport et l'aérospatiale. Le Kazakhstan est de son côté devenu un modèle dans sa participation à l'initiative « une Ceinture, une Route ». L'interconnexion des stratégies Chine-Kirghizistan se montre active.

Quant à l'avenir, pour Zhao Jinping, directeur du Centre de recherche du développement du Conseil des affaires d'Etat, l'Organisation de coopération de Shanghai représente un grand potentiel dans la promotion de la coopération économique régionale. 

(Rédacteurs :Wei SHAN, Guangqi CUI)
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