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Les Européens appelés à prendre leurs responsabilités et à faire des sacrifices pour vaincre le virus

le Quotidien du Peuple en ligne | 21.10.2020 16h29

Les dirigeants et les experts européens ont appelé les citoyens à prendre leurs responsabilités et à faire des sacrifices afin d'aider à contenir une augmentation record de nouveaux cas de coronavirus dans de nombreux pays du continent.

Alors que le coronavirus continue de déferler sur le monde, le coût humain ne cesse d'augmenter. Selon les chiffres publiés le 20 octobre par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à l'échelle de la planète, le nombre de cas confirmés de COVID-19 a dépassé les 40 millions, avec plus de 1,1 million de personnes mortes de la maladie.

« Le gouvernement ne pourra pas arrêter le virus à lui seul »

« Les familles, les individus et les travailleurs de première ligne ont fait de tels sacrifices », a déclaré le Premier ministre irlandais Micheal Martin dans un discours télévisé le 19 octobre soir, lorsqu'il a déclaré que son pays passerait au niveau 5, le plus élevé de réponse à la résurgence du COVID-19.

« Comme je l'ai déjà dit, le gouvernement ne peut pas l'arrêter seul. Il n'y a pas de lois ou de pouvoirs qui peuvent changer la nature de ce virus », a-t-il déclaré, ajoutant que « Beaucoup de gens ont fait tout ce qu'on leur a demandé. Mais certains ne l'ont pas fait. En tant que Taoiseach (Premier ministre), je demande à nouveau à tout le monde de prendre cette menace au sérieux ».

Le niveau 5 est le niveau le plus élevé dans le cadre du plan anti-COVID-19 à moyen terme du gouvernement irlandais introduit à la mi-septembre.

« Si nous nous mobilisons au cours des six prochaines semaines, nous pourrons célébrer Noël de manière significative », a-t-il assuré, annonçant que les mesures de niveau 5 dureront six semaines, à compter du 21 octobre minuit et décrivant ces mesures comme « probablement le régime le plus strict d'Europe ».

La décision de l'Irlande est intervenue une semaine après que le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a annoncé que son pays reviendrait à un « confinement partiel », à partir du 14 octobre.

« Les faits ne mentent pas », a déclaré M. Rutte mardi dernier lors d'une conférence de presse à La Haye, diffusée en direct à la télévision. « Soyez réalistes et prenez vos responsabilités. Nous devons être plus stricts envers nous-mêmes et notre propre comportement. Afin de contrôler le virus, le nombre de moments de contact doit être considérablement réduit. C'est pourquoi nous sommes arrivés à ce confinement partiel », a-t-il expliqué.

Les médias ont rapporté que les citoyens européens n'avaient pas respecté les mesures anti-virus des gouvernements, telles que le maintien à distance et l'utilisation obligatoire de masques.

Selon un article du journal britannique « The Guardian », au moins les trois quarts des personnes qui sont atteintes du COVID-19 au Royaume-Uni ou qui sont un contact de quelqu'un qui a été testé positif ne s'étaient pas isolées complètement.

Le 15 octobre, le directeur régional de l'OMS pour l'Europe, le Dr Hans Kluge, a exprimé sa crainte qu'un assouplissement prolongé des mesures de protection individuelle ou des politiques de sécurité contre le coronavirus « puisse propulser d'ici janvier 2021 la mortalité quotidienne à des niveaux de 4 à 5 fois supérieur à ce que nous avons enregistré en avril » selon les projections fournies par les modèles épidémiologiques.

Le Dr Kluge a indiqué que des mesures simples -telles que le port du masque à un taux de 95% à partir de maintenant, au lieu de moins de 60% aujourd'hui, ainsi que le contrôle strict des rassemblements sociaux- pourraient sauver jusqu'à 281 000 vies d'ici le 1er février dans les 53 Etats européens membres de l'OMS. « Ces projections ne font que confirmer ce que nous avons toujours dit : la pandémie n'inversera pas son cours d'elle-même. C'est nous qui le ferons » a déclaré le Dr Kluge.

Depuis le début de l'épidémie de COVID-19 au début de 2020, le port du masque en public est largement accepté dans les pays asiatiques comme la Chine, la Corée du Sud et le Japon pour limiter la propagation de la maladie.

(Rédacteurs :孙晨晨, Yishuang Liu)
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