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Netanyahou évoque une "révolution" dans les relations entre Israël et les pays arabes

Xinhua | 14.07.2016 08h33

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré mercredi qu'Israël était en train de connaître une véritable "révolution" dans ses relations avec les pays arabes de la région.

S'exprimant mercredi soir durant une cérémonie de fin d'études militaires au sein du Collège de la Sécurité nationale, M. Netanyahou a déclaré qu'Israël traversait en ce moment "une révolution dans ses relations avec les principaux Etats arabes", ajoutant qu'une normalisation de ces relations pourrait bien à son tour contribuer à promouvour un accord de paix avec les Palestiniens.

"Les pays arabes comprennent maintenant qu'Israël n'est pas un ennemi, mais un allié contre la menace de l'extrémisme islamiste", a déclaré mercredi le Premier ministre, selon un communiqué émis par son bureau.

Il a également affirmé que contrairement à l'idée reçue qui domine actuellement le débat, selon laquelle un accord de paix avec les Palestiniens entraînerait une normalisation des relations avec les pays arabes, le contraire pourrait bien être vrai aussi.

"Nous avons toujours considéré qu'en parvenant à un accord de paix avec les Palestiniens, nous pourrions ensuite établir des relations pacifiques avec tout le monde arabe... Mais je commence à penser que ce processus pourrait également se dérouler dans l'autre sens", a déclaré M. Netanyahou.

Le Premier ministre a notammment mentionné les relations étroites qu'Israël maintient avec deux pays arabes voisins, l'Egypte et la Jordanie, avec lesquels Israël a signé des traités de paix en 1979 et 1994 respectivement.

La communauté internationale a récemment renforcé sa pression sur Israël pour reprendre les négociations de paix avec les Palestiniens, sur la base d'une solution à deux Etats. La dernière série de négociations israélo-palestiniennes s'est enfoncée dans une impasse en avril 2014, sans produire de résultat.

Ces pressions s'inscrivent dans le contexte d'une vague de violences qui fait rage depuis dix mois, et a coûté la vie à 34 Israéliens et 216 Palestiniens.

En janvier, la France a avancé l'idée d'accueillir une conférence internationale dans le courant de l'année pour relancer le dialogue entre les deux parties, avec l'aide de la communauté internationale.

Tandis que les Palestiniens ont salué cette initiative, Israël l'a rejetée. Les dirigeants israéliens affirment en effet qu'un forum international permettrait aux Palestiniens d'esquiver toute négociation directe avec Israël.

M. Netanyahou et plusieurs autres dirigeants ont cependant réaffirmé l'importance de relancer les pourparlers de paix avec l'aide active des Etats arabes de la région, et en premier lieu de l'Egypte.

En mai, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré qu'il y avait en ce moment une "vraie opportunité" de reprendre les négociations et de parvenir à un accord de paix israélo-palestinien, notamment par l'intermédiaire des pays arabes. Benyamin Netanyahou et son ministre de la Défense Avidgor Lieberman ont depuis salué ces propos à plusieurs reprises.

(Rédacteurs :Qian HE, Guangqi CUI)
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