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S'engager dans une confrontation d'alliance, c'est piétiner l'ordre international

le Quotidien du Peuple en ligne | 12.04.2022 10h43

Depuis le début de la crise ukrainienne, les États-Unis n'ont rien fait pour favoriser la paix et les pourparlers, en profitant au contraire pour exagérer une approche narrative binaire d'ami et d'ennemi. Tout en mettant délibérément l'accent sur le « monde occidental », en affirmant que « l'Occident est plus fort et plus uni que jamais » et en se proclamant « défenseurs de l'ordre international fondé sur des règles », certains politiciens américains font tout ce qu'ils peuvent pour contraindre d'autres pays à prendre parti, dans une tentative de kidnapper d'autres pays en se servant de leur propre idéologie. Derrière cette division simpliste du monde et la volonté de semer la discorde et l'affrontement dans la communauté internationale par les États-Unis se cache une mentalité d'affrontement d'alliance aux parfums de guerre froide, qui va à contre-courant de la tendance générale de l'ère du destin partagé pour l'humanité. Les faits ont une fois de plus prouvé que les paroles et les actes erronés des États-Unis sont les plus grands dommages à l'ordre international.

Jeffrey Sachs, professeur à l'Université de Columbia aux États-Unis, a souligné que depuis la Seconde Guerre mondiale, la politique étrangère américaine est basée sur un concept simple : « Vous êtes soit avec nous, soit contre nous ». Les États-Unis doivent diriger, les alliés doivent suivre, et les pays qui s'opposent à la suprématie des États-Unis en paieront le prix. Afin de construire une « alliance anti-russe » mondiale, les États-Unis ont exercé des pressions par diverses méthodes telles que la propagande et les déclarations à distance, menaçant d'autres pays d'avoir à choisir d'« apparaître ou non dans le livre sur la crise ukrainienne ». Après l'échec de ces méthodes, les États-Unis ont ouvertement menacé de sanctions et ont même diffusé de fausses informations pour calomnier et intimider d'autres pays. Dans le dictionnaire diplomatique américain, il n'y a que « l'Amérique d'abord » et « l'égoïsme », seulement « l'hégémonie » et « l'intimidation », et pas du tout d'« égalité » et de « respect ».

La solution fondamentale à la crise ukrainienne réside dans le dialogue et la négociation. Vouloir contraindre d'autres pays à choisir leur camp ne fera que perturber la résolution de la crise. De nombreux pays ont clairement indiqué qu'ils refusaient de suivre la position ou les actions hostiles des États-Unis contre la Russie, estimant que des sanctions unilatérales ne résoudront aucun problème, mais déclencheront plutôt une crise humanitaire plus large et aggraveront les souffrances des gens ordinaires. Le magazine américain « The Diplomat » a souligné que la plupart des pays en développement ont des différences évidentes avec les États-Unis et l'Occident dans la gestion de la crise ukrainienne, notant que « l'attitude de ces pays reflète de la vigilance face à l'intensification de la confrontation géopolitique ».

Le comportement hégémonique des États-Unis a suscité du ressentiment dans de nombreux pays, en particulier des pays en développement, et déclenché de nombreuses critiques. Le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a souligné que les droits et intérêts légitimes de la grande majorité des pays en développement ont été violés et qu'ils ont été contraints de choisir leur camp ou même de renoncer à leur autonomie diplomatique. Cette situation ne doit pas durer. De nombreux internautes de pays en développement ont rappelé que les États-Unis se sont vantés que plus de 40 pays ont participé aux sanctions contre la Russie, ce qui montre simplement que plus de 140 pays, qui représentent la grande majorité des États membres de l'ONU, n'y ont pas adhéré. Certains internautes ont remarqué à travers des cartes que la soi-disant « communauté internationale » des États-Unis est en fait une « minorité absolue » de la communauté internationale. Les propres médias des États-Unis ont également reconnu que l'alliance étroite de l'Occident, tout en apparaissant plus forte que jamais, connaît également un « isolement sans précédent » alors que les retombées du conflit russo-ukrainien se répercutent sur la politique mondiale.

Les États-Unis persistent dans leur mentalité de confrontation d'alliance, mais il y a peu de répondants. Cela montre pleinement que l'hégémonisme va à l'encontre de la tendance générale de l'histoire, et que ce genre de comportement hégémonique est impopulaire et aurait dû être jeté à la poubelle de l'histoire. Il n'y a qu'un seul système dans le monde, le système international avec les Nations Unies en son centre. Il n'y a qu'un seul ordre, et c'est l'ordre international fondé sur le droit international. Il n'y a qu'un seul ensemble de règles, les normes fondamentales des relations internationales fondées sur les buts et les principes de la Charte des Nations Unies. Le soi-disant « ordre international fondé sur des règles » dont les États-Unis font la promotion remplace en fait le droit international généralement accepté par des règles formulées par quelques pays ; des réglementations » imposées à la communauté internationale. Les États-Unis ont fréquemment recours à leur fameuse « juridiction au bras long », aux sanctions unilatérales et à d'autres moyens pour imposer leurs propres « lois et règlements de la famille » à la communauté internationale. Les États-Unis ne représentent pas la communauté internationale et ne sont pas qualifiés pour dicter partout ce qu'il faut faire au nom de la communauté internationale. Exagérer les menaces et créer la confrontation, ce qui est contraire à la tendance générale à la paix et au développement dans le monde, est inapproprié et est peu susceptible de fonctionner.

Le monde est compliqué. Face à des opinions différentes, adopter une approche simplifiée d'ennemi ou d'ami, de noir ou blanc, ou même profiter de l'occasion pour réprimer d'autres pays ne fera que causer de plus grands problèmes. En tant que membre du village global qu'est notre monde, les États-Unis ne devraient pas essayer de remplacer les « règles du village » par le « droit de la famille », encore moins permettre à la « priorité américaine » de saper l'ordre international et permettre à leur hégémonie de piétiner les règles internationales. A l'heure où des changements jamais vus depuis un siècle, une épidémie que le monde n'a pas connu depuis plus de cent ans et de crises diverses s'entremêlent et se superposent, ce dont le monde a besoin de la part des grandes puissances, c'est de stabilité et de certitude, pas de puissance destructrice.

(Par Zhong Sheng, pour le Quotidien du Peuple, Zhong Sheng est un pseudonyme souvent utilisé par le Quotidien du Peuple pour exprimer son point de vue sur la politique étrangère)

(Rédacteurs :Yishuang Liu, Ying Xie)
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