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Le sommet du G20 devrait apporter des réponses aux questions vitales actuelles, selon un expert russe

Xinhua | 29.08.2016 08h28

Le prochain sommet du G20 devrait apporter des réponses aux questions les plus brûlantes du monde moderne, estime Kirill Dmitriev, PDG du Fonds russe d'investissements directs (RDIF).

"Les efforts déployés par les organisateurs du sommet et le travail effectué sous la présidence chinoise ne laissent aucun doute sur le fait que les questions les plus pertinentes et les mieux préparées seront discutées au sommet du G20 et que les réponses détermineront le programme futur non seulement en matière d'économie, mais aussi dans les sphères sociales et humanitaires", déclare-t-il dans un entretien à Xinhua.

La Chine, qui accueillera le sommet du G20 à Hangzhou (est) les 4 et 5 septembre, constitue non seulement un excellent exemple d'intégration à l'économie mondiale, mais aussi de réponse à des défis mondiaux, a dit M. Dmitriev.

Etre responsable en matière de stabilité et de croissance est la plus importante contribution de la Chine au monde, ce qui montre l'exemple à de nombreux pays, a-t-il ajouté.

Etat donné que l'isolationnisme, les contraintes artificielles et la discrimination n'aident pas à créer un environnement économique sain et innovant, les 20 économies majeures doivent agir de manière concertée afin de parvenir à un développement et une croissance communs, a souligné M. Dmitriev.

La coopération en matière d'investissements, à laquelle la Chine a fait des contributions considérables, joue un rôle particulier, a jugé Kirill Dmitriev, ajoutant que la Russie et la Chine partageaient le même avis sur la majorité des sujets au programme du sommet.

"Les deux pays estiment qu'il ne devrait pas y avoir d'obstacles aux flux de capitaux d'investissement et voient un potentiel considérable dans la mise en œuvre conjointe de projets d'infrastructures, en particulier des projets transfrontaliers", note-t-il.

M. Dmitriev estime que la mise en œuvre de projets communs d'infrastructures peut être un moteur de la coopération bilatérale.

Il cite en exemple la construction du premier pont ferroviaire transfrontalier au-dessus du fleuve Amour, qui permettra de réduire considérablement les coûts de transport et les dépenses. Pour l'heure, le financement et la construction de la partie russe du pont sont en cours, précise M. Dmitriev.

La Commission intergouvernementale sino-russe pour la coopération dans les investissements examine actuellement 66 projets d'une valeur totale de 100 milliards de dollars, selon lui.

"Nos partenaires chinois ont une vision à long terme et une approche systémique en matière de règlement des problèmes. Elle comprend une compréhension claire des intérêts stratégiques des entreprises, des intérêts nationaux et des capacités tactiques", remarque M. Dmitriev.

Créé en 20111, le RDIF est le fonds souverain de la Russie. Il fait des investissements directs dans les principales et les plus prometteuses entreprises du pays aux côtés de grands investisseurs mondiaux.

(Rédacteurs :Yishuang Liu, Guangqi CUI)
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