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Un chirurgien chinois consacre onze ans de sa vie à l'Afrique

Xinhua | 02.12.2019 09h16

A l'autre bout du monde, Wu Minxian, chirurgien de la province chinoise du Henan (centre), a consacré onze ans de sa vie à aider le peuple africain.

"Les gens là-bas ont besoin de moi. En tant que médecin, je suis responsable de sauver des vies", déclare-t-il.

M. Wu, âgé de 56 ans, compte parmi les milliers de médecins chinois qui travaillent avec acharnement pour améliorer la santé publique à travers le continent africain. Il a commencé son voyage en 2001 en Erythrée, en Afrique de l'Est, en tant que membre de l'équipe médicale provinciale.

Depuis 1973, la province du Henan a envoyé 57 équipes médicales dans les pays et régions en développement, administrant plus de sept millions de traitements et effectuant plus de 57.000 opérations, selon les autorités sanitaires provinciales.

"L'Erythrée a tant de patients, mais ne compte que peu de médecins. En raison des ressources médicales limitées, les patients doivent attendre longtemps pour voir un médecin", indique-t-il. "Certains meurent même en attendant."

Travailler dans un pays totalement différent n'a pas été facile.

"La haute altitude de l'Erythrée et le rayonnement ultraviolet intense ont causé le mal de l'altitude et un inconfort physique aux membres de notre équipe", explique-t-il. "En outre, les maladies que l'on trouve en Afrique sont différentes de celles que l'on rencontre en Chine".

En deux ans, M. Wu avait coopéré avec des médecins locaux et élaboré de nouvelles méthodes adaptées aux patients locaux pour améliorer leurs soins.

Il a travaillé six fois en Afrique pour un total de onze ans, fournissant des soins à plus de 30.000 patients sur le continent.

En 2011, le médecin a conduit deux de ses collègues pour effectuer avec succès une opération dans un hôpital rural de l'Ethiopie sur une femme de 42 ans qui souffrait d'une masse mammaire avancée depuis deux ans.

Il s'agissait de la première opération menée dans le nouvel hôpital de Tulu Bolo, situé dans une ville reculée, à environ 100 km de la capitale, Addis-Abeba.

"Il y avait 50 lits à l'hôpital, avec seulement deux jeunes médecins locaux", précise M. Wu. "C'était ma première grande opération en Ethiopie. L'hôpital n'avait ni anesthésiste ni chirurgien, et aucune opération n'y avait été effectuée auparavant. Nous y sommes donc allés pour offrir notre aide".

Malgré les préparatifs nécessaires, M. Wu a trouvé la réalité plus difficile que prévu. Pendant ses quatre années en Zambie, il est tombé malade du paludisme douze fois. Il a été piqué huit fois au cours d'opérations chirurgicales, dont cinq impliquaient des patients séropositifs.

Selon un bilan établi en 2018, quelque 280 millions de patients dans 71 pays, dont 48 pays d'Afrique, avaient été soignés par 26.000 professionnels de santé chinois, dont 51 sont morts dans l'exercice de leurs fonctions.

En septembre, M. Wu a terminé son dernier programme d'aide en Erythrée, à la tête de l'équipe médicale provinciale du Henan.

"Si l'occasion se présente, j'irai partout où les gens ont besoin de moi", déclare-t-il.

(Rédacteurs :实习生2, Yishuang Liu)
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