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Burundi : s'inspirer de l'expérience chinoise pour faire du commerce des services un nouveau moteur du développement
En marge du Sommet mondial du commerce des services de la Foire internationale du commerce des services de Chine (CIFTIS) 2026, le gouverneur de la province de Gitega, au Burundi, Liboire Bigirimana, a accordé une interview au Quotidien du Peuple en ligne. Selon lui, la CIFTIS offre aux pays africains une plateforme importante pour présenter leurs atouts et attirer des investissements. Le Burundi entend saisir cette occasion pour approfondir sa coopération avec la Chine dans le domaine du commerce des services.
« Une opportunité importante » pour les pays en développement
« C'est une opportunité importante, mais aussi un cadre d'échange d'expériences et de découverte de l'expérience chinoise dans le commerce des services », a déclaré Liboire Bigirimana, qui participait pour la première fois à la CIFTIS.
Le gouverneur de Gitega souligne également l'importance des technologies et de l'intelligence artificielle dans le développement du commerce des services. La CIFTIS constitue, selon lui, une occasion d'observer les pratiques de la Chine dans ce domaine et de réfléchir aux moyens d'innover dans le commerce des services. Pour le Burundi, il s'agit notamment de renforcer les infrastructures nécessaires et de tirer parti de l'expérience chinoise.
De la coopération médicale aux échanges économiques
Évoquant la coopération entre le Burundi et la Chine, Liboire Bigirimana a d'abord cité les relations entre Gitega et la province chinoise du Qinghai (nord-ouest de la Chine). Les deux provinces entretiennent des liens d'amitié depuis 1991 et coopèrent notamment dans le domaine de la santé.
Selon le gouverneur, le Qinghai a mis à la disposition de Gitega huit médecins qui travaillent à temps plein à l'Hôpital régional de Gitega. Cette coopération contribue à améliorer les services de santé et à promouvoir la santé de la population locale. Pour lui, elle constitue une illustration concrète de l'amitié et de la coopération entre le Burundi et la Chine au niveau local.
Le café, une nouvelle opportunité sur le marché chinois
Le café figure parmi les produits burundais que Liboire Bigirimana considère comme particulièrement prometteurs.
Concernant les exportations de café vers la Chine, il a particulièrement souligné l'importance de la politique chinoise de zéro droit de douane appliquée aux produits des pays africains concernés. Selon lui, cette mesure crée une « opportunité assez énorme » pour le café burundais sur le marché chinois et pourrait bénéficier à la fois au gouvernement et aux producteurs de café.
S'inspirer de l'expérience chinoise dans la transformation numérique
Pour Liboire Bigirimana, l'avenir du commerce des services est étroitement lié aux technologies numériques et à l'intelligence artificielle. « Nous devons faire face à cette tendance », a-t-il déclaré.
Il souhaite ainsi que le Burundi puisse s'inspirer de l'expérience chinoise en matière de technologies, d'intelligence artificielle et d'infrastructures numériques, afin d'améliorer l'efficacité des services publics et de libérer davantage le potentiel du commerce des services.
Pour résumer son expérience de la CIFTIS 2026, Liboire Bigirimana retient trois mots : « opportunité, échange et innovation ». De la coopération médicale au commerce du café, en passant par la transformation numérique, il voit dans le sommet un espace permettant au Burundi de découvrir l'expérience chinoise et d'explorer de nouvelles perspectives de coopération.


