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Attaque d'un convoi au Mali : au moins trois casques bleus tués

le Quotidien du Peuple en ligne | 25.09.2017 08h44

Au moins trois soldats de la paix de l'ONU au Mali ont été tués le 24 septembre dans une attaque menée par un engin explosif contre leur convoi dans le Nord du pays, a-t-on a appris de plusieurs sources. La Mission des Nations Unies au Mali (Minusma) a annoncé dans un communiqué de presse une « première évaluation » de trois morts et cinq blessés graves lors de cette attaque lancée vers 07h00 GMT, « contre un convoi sur l'axe Anefis-Gao » qu'ils escortaient.

L'armée du Bangladesh a annoncé à Dhaka que les soldats de la paix morts venaient de ses effectifs, donnant des chiffres de trois morts et quatre blessés. L'armée bangladaise a souligné dans un communiqué de presse que son contingent dans la force de l'ONU avait repoussé une autre attaque la veille. Le numéro deux de la Minusma, Koen Davids, cité dans le communiqué de presse des Nations Unies, a condamné l'attaque, réitérant « son engagement fort envers la Minusma avec le gouvernement du Mali et les mouvements signataires dans leurs efforts pour mettre en œuvre l'accord de paix » de 2015.

Le 5 septembre, deux soldats de la paix de la Minusma avaient déjà été tués et deux autres grièvement blessés lors d'une attaque similaire au passage de leur véhicule qui faisait partie d'un convoi logistique dans le Nord-est du Mali. Déployée depuis juillet 2013, la Minusma est la mission du maintien de la paix des nations unies la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie (1993-1995), avec plus de 80 soldats de la paix tués dans l'opération.

Le Nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous le joug des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur de la déroute de l'armée malienne face à la rébellion touareg, le premier allié de ces groupes, qui ont ensuite été expulsés suite au lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit aujourd'hui. Mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces armées maliennes et étrangères, régulièrement sujettes à des attaques mortelles, malgré la signature en mai 2015 d'un accord de paix, qui est censé isoler définitivement les djihadistes, mais dont l'application accumule les retards.

(Rédacteurs :Guangqi CUI, Wei SHAN)
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