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Le saut technologique de la Chine, ou comment stimuler l'innovation mondiale grâce à la coopération

le Quotidien du Peuple en ligne 01.04.2025 14h30
Le saut technologique de la Chine, ou comment stimuler l'innovation mondiale grâce à la coopération
Un ouvrier travaille sur la chaîne de production de batterie du constructeur automobile chinois BYD à Manaus, au Brésil. (Hu Zexi / Le Quotidien du Peuple)

Il n'y a pas longtemps, une nouvelle a provoqué beaucoup de discussions dans l'industrie automobile. Il a en effet été rapporté que des marques indépendantes chinoises du secteur des énergies nouvelles telles que Voya Automobile, qui dépend de Dongfeng Motors, ont échangé des technologies avec des marques de coentreprise telles que Dongfeng Nissan.

Et cela ne concerne pas seulement Dongfeng Motors. Xpeng Motors et le groupe Volkswagen coopèrent pour développer des véhicules électriques purs, le groupe SAIC et Audi développent conjointement des plates-formes numériques intelligentes, et la société de conduite autonome chinoise Pony.ai a créé une coentreprise avec GAC Toyota Motor et Toyota China Investment... ces dernières années, l'histoire de la « coentreprise inversée » et des « technologies allant à l'étranger » dans l'industrie automobile, mettant en évidence une alliance croissante entre les innovateurs chinois et les leaders mondiaux de l'industrie, a attiré à plusieurs reprises l'attention.

La popularité de cette attention provient en grande partie du « contraste » entre l'histoire et la réalité.

Naguère, au début de l'industrie automobile chinoise, la majeure partie de sa voix technique était entre les mains de sociétés automobiles étrangères. Les coentreprises ont été un moyen important d'apprendre des technologies de production avancées et des modèles de gestion étrangers pour construire une base pour la chaîne industrielle nationale.

Le résultat est qu'à l'heure actuelle, l'écosystème de coopération a discrètement changé. Les percées dans des technologies clés telles que le système « à trois électriques » des véhicules à énergies nouvelles et de solutions de conduite intelligente ont permis aux marques locales d'accumuler une compétitivité plus forte. La coentreprise automobile, l'ancien protagoniste autrefois qualifié de « un marché contre de la technologie », a ouvert un nouveau chapitre de l'acceptation de la « rétroaction technologique » dans l'ère des énergies nouvelles.

Comment le changement de rôle de « chasseur d'apprentissage » à exportateur de technologies a-t-il été possible ?

Cela a pu être réalisé grâce à des innovations indépendantes mises ensemble. Comment les véhicules à énergies nouvelles chinois auraient-ils pu obtenir de pareilles réussites sans percées dans les technologies clés, des puces de haute puissance produites au niveau national, et du LiDAR à la technologie hybride et à la technologie de conduite intelligente ?

Cela a pu être réalisé grâce aux efforts concertés de toute une « équipe ». Soutenir les bornes de recharge, réduire les taxes à l'achat et lancer des projets pilotes pour l'électrification complète des véhicules publics... le soutien politique a été renforcé, les entreprises ont augmenté leurs efforts de recherche et de développement, les marchés efficaces ont été mieux intégrés aux gouvernements proactifs et les avantages d'un système industriel complet et d'un marché super large ont été pleinement utilisés, aidant la transformation des voitures de marques indépendantes chinoises du statut de suiveur à celui de leader...

Cela a également pu être réalisé grâce à une coopération ouverte. Les véhicules à énergies nouvelles chinois s'intègrent activement dans la chaîne de valeur et la chaîne d'approvisionnement de l'industrie automobile mondiale, favorisant continuellement leur processus de « mondialisation » et servant des utilisateurs mondiaux. Depuis le début de cette année, des sociétés automobiles telles que Geely, Changan et Chery ont présenté de nouveaux plans pour se « mondialiser » et la construction d'usines à l'étranger s'accélère.

De l'introduction de technologies à la « rétroaction technologique », l'industrie des véhicules à énergies nouvelles de la Chine profite au monde tout en réalisant son propre développement, constituant un microcosme de l'engagement de la Chine à ouvrir l'innovation.

La technologie du grand modèle à intelligence artificielle DeepSeek a été introduite dans le centre de données phare de Saudi Aramco. Le vaisseau spatial Chang'e-6 est équipé de charges utiles internationales telles que l'analyseur d'ions négatifs de surface lunaire de l'Agence spatiale européenne et d'un détecteur de radon lunaire français. La société britannique Volklec a conclu un accord de licence avec la société chinoise Far East Battery, lui permettant d'utiliser sa technologie pour produire des batteries pour le stockage d'énergie et les véhicules électriques, cimentant la collaboration transfrontalière.

De plus en plus d'innovations technologiques en provenance de Chine portent des fruits dans tous les coins du monde, confirmant constamment un fait : l'innovation technologique de la Chine n'est pas isolée, mais partage plutôt les opportunités par les échanges et la coopération, favorisant des réalisations partagées, la construction écologique et un développement gagnant-gagnant.

Certains chercheurs étrangers croient que la Chine est un « catalyseur » qui recherche un développement intérieur plus équilibré tout en favorisant l'intégration mondiale par le biais du commerce, de l'exportation des capitaux et des transferts de technologie, et s'attaque à des décennies de développement mondial inégal.

La Chine n'est pas seulement un bénéficiaire des échanges scientifiques et technologiques et de la coopération industrielle internationaux, mais assume également activement plus de responsabilités en tant que « pays d'autonomisation », préconisant et pratiquant le concept de coopération scientifique et technologique internationale ouverte, juste, équitable et non discriminatoire.

Notre époque actuelle connaît une nouvelle série de révolutions technologiques et de transformations industrielles florissantes, avec des technologies de pointe telles que l'intelligence artificielle, la technologie quantique et la biotechnologie qui émergent en concentration. Plus que jamais, l'humanité a besoin d'inspirations qui se rencontrent et d'une allocation optimisée des ressources. S'engager dans le « découplage et la rupture des chaînes » et les « petites cours avec des hauts murs » n'est pas propice aux progrès technologiques mondiaux. La compétition technologique internationale existe objectivement, mais ce n'est pas un « jeu à somme nulle ». La coopération ouverte peut obtenir des bénéfices mutuels et des résultats gagnant-gagnant. Il s'agit également d'une inspiration apportée par le développement de l'industrie des véhicules à énergies nouvelles chinoise.

Les actions pratiques de la Chine pour promouvoir l'ouverture et la coopération entre les différents pays et partager les fruits du développement innovant est le souhait commun des gens du monde entier. Il y a des raisons de croire que la Chine, qui augmente encore ses efforts en matière d'innovation technologique et élargit l'ouverture et la coopération technologiques, apportera plus d'avantages au monde, renforçant l'idée qu'on obtient davantage de progrès grâce au partenariat plutôt que par la division.

(Par Li Tielin, journaliste au Quotidien du Peuple)

Un propriétaire d'un véhicule à énergies nouvelles (VEN) charge sa voiture dans une station locale du village de Xiamadong, dans le comté de Badong de la préfecture autonome Tujia et Miao d'Enshi, dans la province du Hubei (centre de la Chine). (Jiao Guobin / Pic.people.com.cn)
Photo montrant le premier modèle de voiture déployé par Zhuifeng Intelligent Tech (Guangzhou) Co. - une coentreprise créée entre Pony.ai, Gac Toyota Motor et Toyota China Investment - au premier semestre 2024. (Photo fournie par le compte officiel WeChat de Gac Toyota Motor)
(Web editor: Ying Xie, Yishuang Liu)

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