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Les relations sino-européennes nécessitent des efforts des deux parties

Xinhua | 29.12.2017 08h12

"La porte ouverte de la Chine ne se refermera pas, mais au contraire continuera à s'ouvrir encore davantage". Dans le rapport du 19e congrès du PCC, le secrétaire général du Comité central du PCC, Xi Jinping, a souligné encore une fois que la Chine promouvrait une nouvelle conjoncture d'ouverture tous azimuts, et favoriserait la construction d'une communauté de destin pour l'humanité, selon le magazine en français "LA CHINE au présent".

Jo Leinen, président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec la Chine, a exprimé, lors d'une interview accordée à des médias chinois, la grande estime qu'il porte aux contributions importantes de la Chine ces cinq dernières années dans le maintien de la paix et de la prospérité du monde, la promotion des coopérations multilatérales et la promotion de la société internationale pour affronter ensemble les défis mondiaux.

Il a apprécié notamment l'initiative des nouvelles Routes de la soie, qui apporte des opportunités de coopération pour renforcer l'interconnexion entre l'Europe et l'Asie, améliorer les infrastructures des pays riverains, et promouvoir le partenariat stratégique UE-Chine. D'après lui, l'UE (Union Européenne) souhaite partager les résultats du développement et des réformes de la Chine.

Depuis treize années, l'UE reste le premier partenaire commercial de la Chine, et la Chine le deuxième partenaire commercial de l'UE. Elles sont respectivement le premier marché d'importations et le deuxième marché d'exportations l'une pour l'autre.

Selon les statistiques, de janvier à août 2017, le volume du commerce bilatéral entre la Chine et l'UE s'élevait à 396 milliards de dollars, soit une augmentation de 10,9 % par rapport à la même période de l'année dernière.

Jusqu'au mois d'août 2017, les investissements de la Chine vers l'UE avaient totalisé 76,3 milliards de dollars, alors que les investissements de l'UE vers la Chine avaient atteint un total de 118 milliards de dollars.

Pourtant, des pays européens sont inquiets de l'augmentation des investissements chinois en Europe et prennent des mesures relativement conservatrices. Selon un rapport de la Chambre européenne en Chine, un tiers des investissements chinois va dans l'industrie manufacturière avancée de l'UE.

A cause des problèmes sur le contrôle juridique et l'environnement d'affaires, de nombreuses entreprises chinoises qui ont investi en Europe rencontrent des difficultés de gestion.

D'après Zhao Ping, directrice du Département de commerce international de l'Institut de recherche du Conseil chinois pour la promotion du commerce international, l'UE ne devrait pas s'étonner de la croissance rapide des investissements chinois. Elle cite cet exemple : des magnats étrangers obtiennent plus de 80 % de profits sur le marché chinois des produits chimiques d'usage courant, P&G occupe la première place. Mais en même temps, ils contribuent au développement des marques chinoises et à l'augmentation de la compétitivité des entreprises chinoises.

Depuis cette année, l'UE a déclenché des enquêtes antidumping ou pris davantage de mesures commerciales sur les produits importés de la Chine, ce qui a exercé une certaine influence sur les coopérations économiques et commerciales entre la Chine et l'UE.

De plus, le 15 novembre, le Parlement européen a voté et approuvé à Strasbourg l'amendement de la nouvelle méthode sur les enquêtes antidumping de l'UE. Cette réglementation utilise désormais le concept et la norme de "distorsions du marché" dans les enquêtes antidumping sur les pays non-membres de l'UE, au lieu d'utiliser la pratique de "pays de substitution".

En fait, le concept de "distorsions du marché" est déjà en vigueur dans les enquêtes antidumping sur les produits chinois. D'après des experts, il n'existe pas de concept ni de définition de "distorsions du marché" dans les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et ce concept, qui reste en réalité la pratique du "pays de substitution" sous une forme déguisée, viole les règles de l'OMC.

Du côté chinois, Xi Jinping a indiqué dans le rapport du 19e congrès du PCC que la Chine soutiendrait le système commercial multilatéral, encouragerait la construction de zones de libre-échange pour contribuer au développement d'une économie mondiale ouverte.

En même temps, dans le pays, la Chine applique la politique de libéralisation et de facilitation du commerce et de l'investissement de haut niveau, met intégralement en œuvre le système de la liste négative et la règle du traitement national dès la phase de pré-établissement, assouplit considérablement les conditions d'accès au marché, élargit l'ouverture sur l'extérieur du secteur des services, et protège les droits et intérêts légitimes des entrepreneurs étrangers en matière d'investissement. Néanmoins, il faudrait que toutes les parties ouvrent la porte et cherchent des coopérations sincères.

Selon Jean-Maurice Ripert, ambassadeur de France en Chine, la France et l'Allemagne promeuvent conjointement l'intégration de l'UE, afin de renforcer la force intégrale des économies de l'UE et de devenir des partenaires importants de la Chine.

Le président français Emmanuel Macron effectuera prochainement une visite d'État en Chine, nous espérons que cette visite aidera à promouvoir les coopérations commerciales sino-françaises et sino-européennes dans les cadres plus larges et plus profonds.

(Rédacteurs :Yishuang Liu, Wei SHAN)
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