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Le Premier ministre algérien appelle les terroristes à "retourner au sein de leurs familles"

Xinhua | 26.09.2017 08h35

Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a lancé lundi un appel en direction des terroristes encore en activité dans le pays à choisir entre la reddition ou l'élimination par les forces de sécurité.

"A nos enfants égarés (les terroristes, je lance un appel) pour qu'ils retournent au sein de leur peuple et leurs familles", ajoutant qu'au cas où ils refuseraient la main tendue, "l'Etat les éliminera par la force ou ils seront jugés et condamnés sévèrement par la force de la loi", s'exprimait le chef de l'exécutif qui présentait le plan d'action du gouvernement devant les membres du Conseil de la Nation (les sénateurs).

Dans ce sens, M. Ouyahia a souhaité que son appel "soit entendu et que ces éléments terroristes reviennent à la raison et rejoignent les milliers d'Algériens qui étaient, par le passé, dans les groupes terroristes".

Dans les années 1990, plusieurs milliers d'Algériens islamistes ont pris les armes contre le pouvoir en place avant de commettre des atrocités contre des militaires et des civils, ont rappelé des observateurs locaux.

Pour mettre un terme à la violence, des lois et chartes de repentances ont été soumises au vote de la population.

Le 8 juillet 1999, une loi de grâce amnistiante, baptisée "la Concorde civile" a été soumise par le président Abdelaziz Bouteflika au Parlement qui l'a adoptée, avant qu'elle ne soit plébiscitée par voie référendaire à 90 % de votants, le 16 septembre de la même année.

Le 15 août 2005, soit au cours de son deuxième mandat, M. Bouteflika a annoncé un nouveau référendum sur la "Charte pour la paix et la réconciliation nationale" en vue de renforcer la loi sur la "Concorde civile" qui prévoyait déjà l'abandon définitif des poursuites judiciaires contre les islamistes qui déposeraient les armes et qui sont non coupables de crimes de sang, de viols et d'attentats à l'explosif dans les lieux publics. Quelque 10.000 islamistes descendent des maquis et 1.500 détenus ont été libérés.

Malgré toutes ces mesures, d'ailleurs précédées par celle de la loi dite "Rahma (Le Pardon)" mise en œuvre par Liamine Zeroual, prédécesseur de M. Bouteflika, tous les terroristes n'ont pas pour autant remis les armes, même si l'ampleur de leur force de nuisance a été largement réduite, comparativement aux années 1990.

Car même si le terrorisme est maîtrisé dans le pays, selon les officiels algériens, des accrochages, des attentats, des arrestations ou des réseaux de soutien liés au terrorisme sont signalés quasiment tous les jours, à tel point que , le président Bouteflika a déclaré le 8 mars dernier que "les résidus du terrorisme menacent encore la terre sainte d'Algérie".

(Rédacteurs :Wei SHAN, Guangqi CUI)
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