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Les violences aggravent l'insécurité alimentaire dans les régions stables du Soudan du Sud

Xinhua | 31.03.2017 08h38

La hausse des violences au Soudan du Sud a un impact sur la sécurité alimentaire dans certaines des régions les plus stables du pays, a déclaré jeudi David Shearer, chef de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS).

"De moins en moins de provisions arrivent en ville et la flambée des prix alimentaires montre que des endroits comme Aweil, qui sont généralement en paix, souffrent des effets du conflit qui se déroule dans les autres parties du pays", a expliqué M. Shearer dans un communiqué.

En octobre dernier, le Programme alimentaire mondial (PAM) avait estimé qu'environ 840.000 personnes souffraient d'insécurité alimentaire grave dans la région nord de Bahr el Ghazal, où se trouve l'Etat d'Aweil récemment créé.

"Il est impératif que les combats cessent, pour que les citoyens du plus jeune Etat du monde puissent vivre en paix et jouir des bénéfices de l'indépendance", a souligné M. Shearer.

Il a ajouté que l'insécurité a un impact direct sur le coût des marchandises à Aweil, obligeant ainsi de nombreuses familles incapables d'obtenir de bonnes récoltes ou de payer les prix élevés des denrées de base à migrer vers le Soudan voisin.

"Des agences sont intervenues pour apporter une aide humanitaire d'urgence dans une région où l'Agence de l'ONU pour la nourriture et l'agriculture (FAO) estime que 52% des habitants se trouvent en situation d'insécurité alimentaire", a expliqué M. Shearer.

A la fin du mois de février, l'ONU a déclaré la famine dans certaines parties du pays où 100.000 personnes meurent de faim, où un million d'autres sont sur le point de l'être et où 5,5 millions d'autres encore ont terriblement besoin d'une aide alimentaire à cause des combats qui durent depuis plus de trois ans.

"Je craints pour le futur immédiat des habitants d'Aweil, surtout pour leur capacité à faire face pendant la saison des pluies imminentes alors que leurs cultures sont en croissance", a précisé l'officiel de l'ONU.

"Mais, je suis optimiste et suis convaincu qu'une bonne relation entre les autorités locales, les agences des Nations unies et les organisations non-gouvernementales nous permettra de venir à bout de ce problème de la sécurité alimentaire", a-t-il ajouté.

(Rédacteurs :Guangqi CUI, Wei SHAN)
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