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Les drones et les caméras renforcent la protection de la faune au Maasai Mara au Kenya

le Quotidien du Peuple en ligne 21.08.2026 16h12

(Xinhua/Liu Qiong)

(Xinhua/Liu Qiong)

Dans la Réserve nationale du Maasai Mara, au Kenya, un drone chinois DJI s'élève dans le ciel, survolant les plaines vallonnées et les buissons denses. En contrebas, le garde forestier Alfred Bett manœuvre le drone, les yeux sur son écran. Pour Bett et ses collègues, cet appareil joue un rôle de plus en plus utile dans la surveillance de routine et les opérations anti-braconnage de la réserve, prolongeant leur regard et leur portée au-delà des limites des patrouilles au sol.

La réserve dispose actuellement de trois drones, dont l'un équipé d'une technologie d'imagerie thermique pour la surveillance nocturne. Les images en direct permettent aux équipes au sol de repérer les menaces potentielles, d'évaluer la situation et de décider de la marche à suivre. Si des braconniers présumés tentent de fuir, le drone peut continuer à suivre leurs déplacements et transmettre leur position aux gardes au sol, a ajouté Bett.

Dans certaines parties du Maasai Mara où les buissons denses et le terrain accidenté limitent la visibilité, les drones sont utilisés pour localiser des animaux, comme ce rhinocéros qui n'avait pas été vu depuis des années, ou encore pour localiser un éléphant mort et enquêter sur les circonstances de sa mort.

Par ailleurs, les drones sont également utilisés pour gérer les conflits entre la faune et les communautés locales. Les éléphants quittent occasionnellement les zones protégées, menaçant les cultures et les habitants. Les drones peuvent identifier rapidement les éléphants et aider les gardes à les guider vers les zones protégées, a déclaré Denis Rotiken, responsable principal du tourisme et de l'écologie au Maasai Mara.

La panoplie technologique de la réserve ne se limite pas aux drones, avec des caméras positionnées le long des routes, près des points d'intérêt faunistique et sur les véhicules de patrouille, offrant aux gardes une paire d'yeux supplémentaire. Des radars de vitesse ont également été installés, réduisant à la fois les accidents liés à la vitesse et le nombre d'animaux heurtés par des véhicules. Dans les zones difficiles à observer lors des patrouilles ordinaires, des pièges photographiques fournissent un niveau de surveillance supplémentaire.

Allant toujours plus loin dans cette voie technologique, le Maasai Mara a introduit en 2024 le système numérique EarthRanger pour collecter et enregistrer en temps réel les informations sur la faune et les activités de patrouille.

Daniel Koilel, membre du personnel du centre, a expliqué que chaque marqueur représente des informations en temps réel, indiquant quand et où les animaux ont été observés pour la dernière fois, tandis que les dispositifs de suivi installés sur les véhicules de patrouille permettent au personnel de suivre leurs déplacements sur la carte.

Rotiken s'est rendu l'année dernière à Guangzhou, où il a reçu une formation sur les drones, les pièges photographiques et d'autres technologies utilisées dans la protection de la faune. À son retour au Kenya, il a appliqué ce qu'il avait appris aux patrouilles quotidiennes et à la surveillance dans le Maasai Mara.

Pour Rotiken, l'intelligence artificielle pourrait représenter la prochaine frontière de la conservation de la faune. Bien que le Maasai Mara n'ait pas encore largement adopté cette technologie, les agents de conservation commencent à explorer son potentiel et espèrent en apprendre davantage lors de futures formations, a-t-il déclaré.

(Xinhua/Liu Qiong)

(Xinhua/Liu Qiong)

(Web editor: Qianqian Wu, Yishuang Liu)