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Un mètre après un mètre, toujours en avant !

En avant, vers la porte frontière !
« L'accès terrestre à Gyirong a été dégagé ! »
Dès l'annonce de la nouvelle, toute la ville de Gyirong, touché par une coulée de boue, dans la région autonome du Xizang (sud-ouest de la Chine), s'est immédiatement mise en mouvement. Venus de tous les côtés, tous se sont préparés et sont partis par vagues successives en direction de la zone de la porte frontalière.
Se mettre en mouvement, c'était le souhait de tous. Depuis la catastrophe, le sort des victimes et des disparus tenait chacun en haleine. De nombreuses forces de secours étaient bloquées en périphérie, impuissantes.
Se mettre en mouvement, c'était aussi l'espoir. Une semaine s'était déjà écoulée depuis la catastrophe, mais il fallait, coûte que coûte, poursuivre les recherches des victimes et des disparus, cette conviction n'avait jamais quitté personne.
Xiao Fugui, officier de police au poste frontière de Gyirong, s'est exprimé en disant : « Il faut absolument entrer et fouiller chaque parcelle de terre, centimètre par centimètre. Aussi nombreux et redoutables que soient les obstacles, il faut les franchir un par un ».
Suivant la route fraîchement dégagée, en avant, vers la porte du pays !
Un mètre après l'autre, en avant !
Il y a un peu plus d'une semaine, ce poste frontière, autrefois facilement accessible, était devenu une « île isolée » après la catastrophe. Contre la montre, contre les intempéries et les dangers, avançant mètre par mètre, les secouristes se relayaient depuis plusieurs jours et plusieurs nuits sans jamais arrêter les machines, pour gagner un peu de temps sur cette route de l'espoir.
Dégager la route n'a jamais été seulement une question de voie de circulation. Au début, en raison des restrictions d'accès, les secouristes ne pouvaient progresser qu'en rappel ou à pied, ce qui était non seulement épuisant et risqué, mais limitait aussi considérablement la couverture des recherches et l'efficacité des opérations de secours.
Avec le rétablissement de la route, les « forces principales » de secours, après une brève répartition des tâches, ont déployé rapidement les opérations de recherche des personnes, d'inspection des dangers et de transfert des équipements.
Chaque mètre de boue déblayé, chaque mètre de route franchi, éliminait un obstacle supplémentaire pour les secours. Cette route dégagée ouvre surtout la voie à l'espoir d'innombrables personnes.
Chaque minute semble durer bien plus que soixante secondes
La route menant au poste frontière de Gyirong était ouverte.
Le 2 septembre, à l'aube, la nouvelle est parvenue de l'autre côté du cordon de sécurité. D'abord un cri, puis des bruits de pas. Très vite, la foule et les secouristes se sont amassés avec leur équipement sur le dos, d'autres une pelle à l'épaule.
La veille au soir, je m'étais installé dans l'une des tentes des pompiers, assis là, à ne rien faire. La nuit a été interminable. Tout le monde attendait la nouvelle du dégagement de la route.
Ces derniers jours, les deux expressions que j'ai le plus entendues étaient « attendre jusqu'au bout » et « faire tout son possible ». Face à la catastrophe, les paroles les plus simples sont aussi les plus lourdes de sens.
Chaque minute semblait durer bien plus que soixante secondes. Pourtant, chaque mètre supplémentaire de route dégagé rapprochait un peu plus le moment tant attendu de pouvoir enfin se mettre en route.
En déployant tous les efforts, toute cette attente en valait la peine.

