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Les pays signataires du Pacte de La Mecque et l'Iran conviennent de poursuivre les discussions sur la paix régionale après une réunion à Téhéran
De hauts responsables iraniens, saoudiens, pakistanais et turcs se sont réunis lundi à Téhéran où ils sont convenus de poursuivre les discussions visant à renforcer la coopération en faveur de la paix et de la sécurité dans la région.
Selon un communiqué publié à l'issue de la rencontre, la première du genre entre ces quatre pays, celle-ci s'est tenue sous l'égide de Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran. Etaient également présents le prince Khaled ben Salmane ben Abdulaziz al-Saoud, ministre saoudien de la Défense, le général Syed Asim Munir, chef d'état-major de l'armée pakistanaise ; et Ibrahim Kalin, directeur de l'Organisation nationale du renseignement de Turquie.
"Les participants sont convenus de poursuivre les échanges visant à renforcer la coopération entre les quatre pays de la région, notamment dans les domaines de la paix et de la sécurité", a également indiqué le communiqué.
Selon une déclaration publiée sur le site Internet de sa présidence, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré lors d'une réunion distincte avec ces hauts responsables que Téhéran soutient toute entente favorisant l'unité, la solidarité, la sécurité et le développement dans la région.
Accusant Israël de commettre "des actes de violence et des crimes à grande échelle" en Asie occidentale, avec "le soutien des Etats-Unis", M. Pezeshkian a exhorté les Etats musulmans à se prémunir contre toute action "interventionniste ou de division" et à jouer un rôle actif dans la stabilité régionale.
Il a par ailleurs réaffirmé que l'Iran ne cherche pas à développer d'armes nucléaires et souhaite poursuivre ses activités nucléaires dans le respect de ses droits et obligations au regard du droit international.
Le 7 août dernier, l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont signé l'accord de défense commune de La Mecque, aux termes duquel toute attaque contre l'un des membres est considérée comme une attaque contre l'ensemble des signataires.

