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La Chine et l'Europe doivent être des partenaires commerciaux clés garantissant stabilité et équilibre
La deuxième réunion du mécanisme de consultation Chine-Union européenne sur le commerce et l'investissement s'est tenue à Beijing les 8 et 9 octobre. Fortes de leur positionnement mutuel en tant que « partenaires commerciaux clés garantissant stabilité et équilibre », les deux parties ont passé en revue les progrès réalisés dans divers domaines depuis la réunion inaugurale du mécanisme. Elles ont mené des discussions pragmatiques et fructueuses sur des questions économiques et commerciales majeures entre la Chine et le bloc, aboutissant à une liste de points de consensus et à une déclaration commune. Dans un contexte de reprise économique mondiale sous pression et de montée des sentiments antimondialisation, la Chine et l'Europe ont géré leurs divergences et fait progresser la coopération grâce à un dialogue réciproque, professionnel et constructif, dans le respect des règles de l'OMC, apportant ainsi une stabilité précieuse à une économie mondiale incertaine.
Le dialogue, fondé sur des règles et guidé par la raison, est une voie vers des résultats mutuellement bénéfiques qui reflète la clarté stratégique de la Chine comme de l'Europe. Le consensus atteint, qui comprend 16 points spécifiques, couvre des domaines clés tels que l'équilibre du commerce et des investissements, les contrôles à l'exportation, les droits de propriété intellectuelle et la réforme de l'OMC ; il répond aux préoccupations communes des industries des deux parties et jette les bases d'une coopération accrue. Les deux parties ont reconnu que « la tenue réussie de cette deuxième réunion ordinaire marque un nouveau point de départ, et non une fin ». Ce constat souligne que, malgré l'existence de divergences, le respect des principes de respect mutuel et d'égalité, ainsi que la prise en compte des préoccupations légitimes de chacun, confèrent aux deux parties la sagesse et la capacité de trouver des solutions appropriées aux problèmes rencontrés. L'opinion internationale considère généralement que cette réunion a démontré l'efficacité du mécanisme de consultation, a contribué à stabiliser les attentes du marché et a profité tant à la Chine et à l'Europe qu'à l'économie mondiale.
L'essence des relations économiques et commerciales entre la Chine et l'Union européenne réside dans le bénéfice mutuel. La structure actuelle du commerce bilatéral reflète un choix réciproque fondé sur les avantages comparatifs respectifs et constitue le résultat inévitable des forces du marché. En 2025, le volume des échanges de marchandises entre la Chine et le bloc a atteint 828,11 milliards de dollars, soit une hausse de 5,4 % d'une année sur l'autre, tandis que le stock d'investissements croisés dépassait les 280 milliards de dollars ; dans le même temps, les deux parties sont mutuellement leurs deuxièmes plus importants partenaires commerciaux. Au premier semestre 2026, malgré les perturbations engendrées par la montée du protectionnisme, le volume des échanges de marchandises entre la Chine et l'Union européenne a progressé de 14,2 % d'une année sur l'autre pour s'établir à 447,88 milliards de dollars. De l'automobile et des énergies nouvelles à la biomédecine et aux machines-outils, les chaînes industrielles et d'approvisionnement des deux parties sont profondément imbriquées et complémentaires ; cette forte interdépendance des marchés a favorisé, de longue date, une solide communauté d'intérêts. Reconnaître fermement l'autre comme un partenaire commercial clé, et œuvrer à la stabilisation des relations économiques et commerciales bilatérales tout en promouvant des échanges plus équilibrés, constitue non seulement une démarche pragmatique conforme à la réalité d'une intégration économique profonde entre la Chine et l'Europe, mais témoigne également d'une responsabilité partagée visant à apporter de la certitude au monde.
L'Europe possède une longue tradition de libre-échange et a été l'un des principaux artisans d'une économie mondiale ouverte. La Chine a pris note de l'adoption récente, par l'Union européenne, d'une série de mesures de défense commerciale et de politiques industrielles dont les retombées ont suscité l'attention internationale. Politiser les questions économiques et commerciales, les placer excessivement sous l'angle de la sécurité et ériger des barrières injustifiées aux échanges et aux investissements contrevient aux principes de concurrence loyale de l'OMC, perturbe la stabilité des chaînes industrielles et d'approvisionnement mondiales et, in fine, entrave la transformation et la montée en gamme des industries européennes elles-mêmes. Une analyse de l'hebdomadaire The Economist a mis le doigt sur le problème : si l'Europe aspire à la prospérité industrielle, elle ne doit pas chercher à exclure ses concurrents, mais plutôt à « remédier à ses propres faiblesses structurelles internes ». De nombreuses voix avisées en Europe ont souligné que la clé du renforcement de la compétitivité industrielle réside dans la résolution des problèmes structurels internes, plutôt que dans la simple restriction de la concurrence extérieure.
La Chine a toujours été un partenaire, et non la cause profonde des problèmes, pour l'Europe dans sa réponse aux défis du développement. Le véritable défi pour la coopération économique et commerciale sino-européenne réside dans la pratique du « découplage » sous couvert de « réduction des risques ». La Chine a toujours soutenu que l'interdépendance ne constitue pas un risque et que l'imbrication des intérêts n'est pas une menace ; une coopération ouverte est la voie à suivre pour un développement partagé. Le vaste marché chinois, ses applications innovantes en évolution rapide et ses systèmes de soutien industriel complets constituent des piliers indispensables pour l'Europe alors qu'elle progresse dans sa transition écologique et stimule l'innovation technologique. La Chambre de commerce allemande en Chine a d'ailleurs souligné que l'expertise et l'expérience acquises par les entreprises allemandes grâce à leurs activités en Chine peuvent efficacement les aider à renforcer leur compétitivité mondiale.
À l'heure actuelle, l'unilatéralisme et le protectionnisme continuent de se propager, mettant sous tension l'ordre économique et commercial international. En tant que fervents défenseurs et acteurs actifs du système commercial multilatéral, la Chine et l'Union européenne soulignent la valeur d'un système commercial multilatéral fondé sur des règles, soutiennent la réforme de l'OMC et insistent sur l'importance du respect des règles de cette organisation. Cette compréhension et cette position communes contribuent non seulement à maintenir le développement stable des relations économiques et commerciales sino-européennes, mais revêtent également une importance qui dépasse le cadre bilatéral ; elles participent au maintien de l'ordre commercial mondial et à l'orientation de l'économie mondiale vers un avenir plus ouvert, inclusif, mutuellement bénéfique, équilibré et fondé sur des résultats gagnant-gagnant.
Le dialogue et la concertation constituent la meilleure voie pour gérer les divergences, tandis que la coopération mutuellement bénéfique représente le plus grand dénominateur commun pour un développement partagé. Tournée vers l'avenir, la Chine est prête à œuvrer avec l'Union européenne, dans le respect des règles de l'OMC et des intérêts fondamentaux de chacun, pour résoudre continuellement les frictions et les différends par le dialogue, exploiter de nouveaux potentiels et ouvrir de nouveaux horizons de coopération, et conjuguer les forces de la Chine et de l'Union européenne pour stimuler la croissance économique mondiale et garantir la sécurité et la stabilité des chaînes industrielles et d'approvisionnement mondiales.
(Par Zhong Sheng, un pseudonyme souvent utilisé par le Quotidien du Peuple pour exprimer son point de vue sur la politique étrangère)

