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La Chine appelle à une coopération internationale renforcée pour faire progresser le droit au développement
La Chine a appelé vendredi à une coopération internationale renforcée pour faire progresser le droit au développement et a exhorté les pays à placer le développement au cœur de l'agenda mondial, sur fond d'inégalités croissantes et de défis de plus en plus importants auxquels sont confrontés les pays en développement.
S'exprimant lors d'un événement marquant le 40e anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur le droit au développement, Sun Lei, représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations Unies, a estimé que "ce n'est que grâce à un développement continu que les aspirations des populations à une vie meilleure et à la stabilité sociale pourront se concrétiser".
Le développement a été politisé et relégué à la marge alors qu'on en a le plus besoin, tandis que les divisions et les affrontements sont attisés à un moment où la solidarité est plus cruciale que jamais, a-t-il indiqué.
M. Sun a présenté quatre propositions visant à faire progresser le droit au développement : défendre le droit au développement, redynamiser les partenariats pour le développement, améliorer l'environnement propice au développement et favoriser de nouveaux moteurs de croissance.
"Les droits à la subsistance et au développement sont des droits humains fondamentaux d'une importance capitale", a-t-il dit, ajoutant qu'il fallait accorder la même importance aux différents types de droits humains.
"Sans développement, il n'y aurait pas de droits humains à proprement parler et la jouissance de ces droits ne pourrait pas être durable", a poursuivi le diplomate. "Le développement doit occuper une place centrale dans l'agenda international".
M. Sun a également appelé à la mise en place d'une architecture économique et financière internationale plus juste et plus équitable.
"Les sanctions unilatérales et la compétence extraterritoriale vont à l'encontre du développement et doivent être rejetées", a-t-il dénoncé, exhortant la communauté internationale à promouvoir "une mondialisation économique inclusive qui profite à tous".
En matière d'innovation, Sun Lei a appelé à accélérer le transfert de technologies et le partage des connaissances, afin de réduire la fracture numérique et la fracture en matière d'intelligence artificielle, ainsi qu'accélérer la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.
Il a indiqué que l'Initiative pour le développement mondial (IDM), avancée par la Chine, avait mobilisé plus de 23 milliards de dollars de financements et soutenu plus de 1.800 projets "petits et beaux" au bénéfice des communautés locales dans plus de 120 pays.
"La Chine est prête à collaborer avec toutes les parties pour renforcer la coopération internationale et créer un environnement propice à la réalisation du droit au développement", a assuré M. Sun.
Cet événement était co-organisé par la Mission permanente de la Chine auprès des Nations Unies, le Bureau de coordination du Mouvement des pays non alignés et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme.
Godfrey Kwoba, chargé d'affaires de la mission ougandaise auprès des Nations Unies et président du Bureau de coordination du Mouvement des pays non alignés, a souhaité que les principes énoncés dans la déclaration puissent se traduire par des politiques et des actions concrètes aux niveaux national, régional et international.
Claudia Fuentes Julio, sous-secrétaire générale des Nations Unies chargée des droits de l'Homme, a estimé que le développement ne se résumait pas à la croissance économique. Pour elle, il s'agit également de veiller à ce que les bénéfices du développement soient partagés de manière juste et équitable.
Bjorg Sandkjaer, sous-secrétaire générale des Nations Unies chargée de la coordination des politiques, a salué l'IDM comme une contribution aux efforts de développement à l'échelle mondiale.
L'accent mis sur la priorité accordée au développement, l'adoption d'une approche centrée sur les personnes et la promotion d'une coopération concrète s'inscrit pleinement dans le droit au développement et dans l'Agenda 2030, a-t-elle fait remarquer.
Adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1986, la Déclaration sur le droit au développement reconnaît le développement comme un droit humain inaliénable, affirmant que chaque personne et tous les peuples ont le droit de participer au développement, d'y contribuer et d'en bénéficier.

