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Le parcours d'un jeune Africain au cœur de l'industrie de l'énergie verte
Huit années en Chine auront transformé le regard de Mungunsi Wilson Nwanteh sur la technologie, l'industrie et les relations entre la Chine et l'Afrique. Arrivé comme étudiant étranger, ce jeune camerounais travaille aujourd'hui comme ingénieur informatique dans une entreprise chinoise spécialisée dans l'énergie verte. À travers son parcours, il voit dans la coopération sino-africaine une source d'opportunités pour une nouvelle génération de jeunes Africains.
Lorsque Wilson décide de venir en Chine, le pays connaît déjà une transformation économique et technologique qui attire l'attention du monde entier. Pour ce jeune Africain, observer cette évolution à distance ne suffit pas.
« La Chine émergeait comme une puissance économique et technologique. J'ai voulu voir de mes propres yeux », explique-t-il.
Pendant ses années d'études, il observe le développement rapide des technologies et leur intégration dans la vie quotidienne et dans l'industrie. Dans son travail, Wilson se trouve aujourd'hui au contact d'un secteur qu'il considère comme particulièrement prometteur pour l'Afrique : celui des nouvelles énergies.
« Tout le monde utilise l'électricité », rappelle-t-il.
Les produits développés par son entreprise sont déjà présents au Kenya, et l'entreprise envisage de poursuivre son expansion dans d'autres marchés africains, notamment au Cameroun, au Ghana, en Angola et en Afrique du Sud. Wilson estime que les produits chinois peuvent trouver leur place en Afrique parce qu'ils peuvent être adaptés aux besoins et aux demandes locaux. Pour lui, l'un des avantages des solutions liées aux énergies renouvelables réside dans leur capacité à réduire certaines dépenses sur le long terme. Le prix des carburants peut connaître d'importantes fluctuations, tandis que l'énergie solaire offre une source d'énergie plus stable.
Mais même en étant encore jeune, Wilson porte une attention particulière aux relations entre la Chine et l'Afrique.
Son expérience personnelle lui donne une perspective différente : celle d'un Africain qui a étudié en Chine, qui y travaille désormais et qui observe au quotidien les interactions entre les deux sociétés. Il décrit la Chine comme un pays ouvert aux étudiants étrangers et, surtout, comme un pays offrant des opportunités à ceux qui souhaitent apprendre et développer leurs compétences.
Il observe notamment l'intérêt et l'enthousiasme de nombreux pays africains à l'égard de l'expérience chinoise et de ses réalisations dans les domaines économique, technologiques et infrastructurels.
Cette année, Wilson participe pour la première fois à la CIFTIS 2026, la Foire internationale chinoise du commerce des services. Pour le jeune ingénieur, cette première participation est un moment particulier. Il se dit ému et excité par l'envergure de la foire, qui lui permet de découvrir de nombreuses entreprises, technologies et solutions venues de différents secteurs.
D'ailleurs, Wilson nourrit également une ambition plus grande. Lorsqu'il a choisi la Chine, son objectif à plus long terme est de pouvoir ramener cette expérience dans son pays et contribuer, à son niveau, au développement de l'Afrique. La Chine n'est pas seulement pour lui un lieu d'études ou de travail. Elle représente aussi un espace d'apprentissage dont les connaissances acquises pourraient être mises à profit en Afrique.
Lorsqu'on lui demande de résumer en trois mots sa vision des relations entre la Chine et l'Afrique, il répond sans hésitation :
« Progrès, respect et développement. »
Trois mots qui font écho aux principes régulièrement mis en avant dans les documents officiels de la coopération sino-africaine : respect mutuel, bénéfice partagé et développement commun.

