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Guangdong : la Chine dévoile un accélérateur d'ions lourds majeur pour percer les secrets de l'univers à Huizhou
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| Photo prise par un drone le 20 juillet 2026 montrant le site de l'installation d'accélération d'ions lourds à haute intensité (HIAF) à Huizhou, dans la province du Guangdong (sud de la Chine). (Deng Hua/Xinhua) |
La Chine a lancé le 21 juillet les essais opérationnels de l'Installation d'accélérateur d'ions lourds à haute intensité (HIAF) après son achèvement et sa réception technique officielle, marquant une étape majeure dans la quête du pays pour percer les secrets des constituants fondamentaux de l'univers.
Selon le professeur Yang Jiancheng, directeur adjoint de l'Institut de physique moderne (IMP) de l'Académie chinoise des sciences et ingénieur en chef du projet HIAF, cette installation scientifique de grande envergure, à la pointe mondiale et située à Huizhou, dans la province du Guangdong (sud de la Chine), est dotée du faisceau d'ions lourds pulsés le plus intense au monde et du spectromètre annulaire le plus précis pour la mesure de la masse nucléaire. Elle constituera un outil puissant permettant aux scientifiques d'explorer les limites des noyaux atomiques, de révéler les processus d'astrophysique nucléaire et de faire progresser le développement de l'énergie nucléaire ainsi que les applications multidisciplinaires.
Projet scientifique national majeur réalisé par l'IMP, le HIAF a généré avec succès son premier faisceau en octobre 2025, au terme d'une période de construction de sept ans.
Le professeur Yang a indiqué que les ions lourds à haute vitesse générés par l'installation agissent comme des « boulets de canon microscopiques » percutant des cibles, créant ainsi des conditions extrêmes de température et de pression.
Lors de récents essais de mise en service, l'installation a atteint des niveaux d'intensité sans précédent pour les faisceaux d'ions oxygène et bismuth, dépassant respectivement de 3,0 et 7,5 fois les précédents records internationaux.
En matière de recherche fondamentale, a ajouté le professeur Yang, le HIAF aidera les scientifiques à déterminer les limites des noyaux atomiques. Il permet de simuler des environnements extrêmes tels que l'intérieur des étoiles, les explosions de supernovas et les premiers instants du Big Bang, contribuant ainsi à l'exploration de la structure profonde de la matière.
Sur le plan des applications, le HIAF peut servir à tester la résistance des engins spatiaux aux rayonnements, à stimuler le développement de l'énergie nucléaire et à faciliter la recherche sur les matériaux fonctionnels. Dans le domaine médical, l'installation fera considérablement progresser la thérapie anticancéreuse par ions lourds ainsi que le développement de nouveaux médicaments à base d'isotopes médicaux.


