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Mise à jour 16:18(GMT+8), 29/01/2004
HORIZON  

POESIE : Ai Qing et la France

« Paris, ville de mon coeur »



Telle une fleur qui s'épanouit à plein gré

Tu as le beau nom de la Capitale aux fleurs



Même plus belle, la fleur n'égale pas la révolution

« La Commune de Paris » naquit dans ton giron



Depuis plus de cent ans résonne

Le chant de l' « Internationale »



Tu es une cité internationaliste

Les gens de toutes couleurs marchent dans tes rues



Picasso et des pigeons alors

S'envolent dans le coeur des peuples du monde



Tu me manque beaucoup dans le rêve

Les étoiles scintillent au ciel nocturne



La Seine traverse paisiblement

Une telle capitale ancienne



Mona Lisa a le sourire aux lèvres

Tu es la ville de mon Coeur

« Salut, la France ! »

La France

Le plus beau nom de par le monde

Dont te qualifiait Whitman le poète



Les Français

Réussirent à guillotiner

Le tyran despotiste Louis XVI



De Montparnasse à Montmartre

Partout règne une ambiance des arts

Paris est une ville magnifique



De Paris à Beijing

Les fleurs de l'amitié s'épanouissent

Les arbres de l'amitié sont verdoyants



Levons un verre de Maotai

Levons un verre de Champagne

Au maintien de la paix mondiale

Ces deux poèmes dus à la plume d'Ai Qing (dit Jiang Haicheng, 1910-1996), autorité de notre poésie contemporaine, furent consacrés au 20è anniversaire de relations diplomatiques entre la Chine et la France. C'était justement en 1984 que notre grand poète reçut la médaille française ''Chevalier des Arts et de la Culture'' remise par l'ambassadeur de France en Chine M. Malo, au nom du président de la République et du ministère français de la Culture. "Nous sommes fiers de compter l'un des plus grands poètes chinois parmi les amis de la France."

En effet, Ai Qing avait noué les liens privilégiés avec la Chine. Dans sa jeunesse, il se révéla si doué à l'Institut national des Arts du Lac de l'Ouest pour la Faculté des Sculptures, et fut envoyé au printemps 1929 pour les études en France. Pendant trois ans, il étudia assidûment des matières diverses telles que la philosophie de Kant et Hegel, la poésie dont Verhaeren et Maïakovsky et la peinture de Renoir et Van Gogh. Le 28 janvier 1932, Ai Qing prit le bateau à Marseille pour rapatrier et participer à la défense de la nation contre l'agression japonaise.

Ce fut à Shanghai où il rejoignit la Ligue des artistes de gauche. Emprisonné dans les geôles du Guomindang, il y composa son plus célèbre poème « la Rivière Dayanhe, ma nourrice» et « A travers la fenêtre grillagée » (1933), « Le Mirliton-à la mémoire d'Apollinaire », « Paris » et «Marseille» (1933). Libéré en 1935, il publia « Vers le Soleil » (1938), « le Nord » (1939), «Paris lamentable » (1940), « les Torches » (1941), aussi « etc.

En 1941 à Yan'an, il enseigna à l'Académie des arts Lu Xun et continuait d'écrire des poèmes dont « Toulon en révolte » (1942) et «A la mémoire de Romain Rolland ». Début 1949, il arriva à Pékin. Au lendemain de la fondation de la Chine nouvelle, il fut d'abord un des responsables de l'Institut central des Beaux-Arts, puis rédacteur en chef adjoint à la revue Littérature du Peuple. Dans les années 50, il voyagea dans les cinq continents en laissant de nombreux poèmes dont « L'Atlantique » (1954). Victime du mouvement «anti-droitier» en 1957, il fut exilé en Mandchourie, puis dans le Xinjiang et réhabilité en 1961. Ce n'est qu'en 1978, après vingt ans de silence, qu'il a publié ses écrits « Le Drapeau rouge » (1978), «Le Mur », «Le Colisée de Rome» (1979).

Dans les Années 80, Ai Qing a fait un second voyage en juin 1980 en France où il a composé de beaux poèmes dont « Paris », « Le Moulin Rouge », « Les Champs-Elysées », « La matinée de Nice », « Nice », « Monte-Carlo » et « la Valse europa » etc.

Pendant cette période, il assuma la charge de vice-président de l'Association des écrivains chinois et de membre du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale, et publia successivement trois recueils: « Le Chant du retour », « Un poème aux mille couleurs » et « Le nénuphar de neige ».

Ces poèmes géants, qui marquent un souci sincère du sort de l'humanité, intègrent à la fois les bases de la poésie chinoise traditionnelle et de la poésie chinoise traditionnelle et de la poésie occidentale. C'est à travers eux que Ai Qing a atteint sa maturité. Le chant du retour et Le nénuphar de neige ont remporté des prix lors d'un concours national de poésie. Ses poèmes, lyriques et narratifs, à tendance patriotique, ont été traduits dans le monde entier.

Le 5 mai 1996, Ai Qing a quitté ce monde pour toujours. Il demeure pour ses contemporains une figure inoubliable, et les générations futures reconnaîtront en lui un éminent poète du XXe siècle.

Yun Shan

---Le Quotidien du Peuple en ligne---




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