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Mise à jour 10:06(GMT+8), 21/08/2003
MONDE  

La France pourrait utiliser son droit de veto sur un projet de résolution britannique levant les sanctions contre la Libye


Lockerbie après l'attentat
La France a confirmé mardi qu'elle était déterminée, au nom de l'équité, à recourir si nécessaire à son droit de veto devant le Conseil de sécurité de l'Onu pour empêcher l'approbation d'un projet de résolution britannique levant les sanctions contre la Libye.

Lors d'un point de presse, la porte-parole adjointe du ministère français des Affaires étrangères, Cécile Pozzo di Borgo, a réaffirmé qu'un accord équitable avec les autorités libyennes sur l'indemnisation des familles des 170 victimes de l'attentat perpétré contre le vol 772 d'UTA en 1989 restait une "condition indispensable" à une levée des sanctions contre Tripoli.

Elle a défendu l'action de la France, critiquée à Londres ou Washington, en affirmant que "nul ne peut accepter de discrimination entre les victimes d'actes de terrorisme de même nature".

La Libye vient de reconnaître sa responsabilité dans l'attentat contre le Boeing de la PanAm qui avait explosé en décembre 1988 au- dessus du village écossais de Lockerbie, faisant 270 morts. Elle s'est engagée à verser 2,7 milliards de dollars d'indemnités de dédommagement aux victimes de cet attentat, obtenant en contrepartie la promesse d'une levée des sanctions décidées à son encontre par les Nations unies.

Cette somme est bien plus importante que ce qui a été proposé pour les familles de victimes de l'avion français, soit 35 millions de dollars.

Le ministère français des Affaires étrangères a rappelé au passage que ce principe d'équité concerne toutes les familles y compris celles des victimes non françaises.

"Je rappelle que sur le vol UTA 772 voyageaient des passagers de 17 nationalités différentes, bien sûr des Français, mais aussi de nombreux Africains, des Américains, des Britanniques, des Italiens et bien d'autres. C'est donc bien l'intérêt de l'ensemble des victimes qui est aujourd'hui en cause", a affirmé Mme Pozzo di Borgo.

(Xinhua)




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La France a confirmé mardi qu'elle était déterminée, au nom de l'équité, à recourir si nécessaire à son droit de veto devant le Conseil de sécurité de l'Onu pour empêcher l'approbation d'un projet de résolution britannique levant les sanctions contre la Libye.

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