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Cologne: Arrivée des 14 otages touristes du Sahara grâces aux efforts du Mali
 Six des quatorze otages touristes libérés
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Les 14 touristes européens enlevés il y a six mois dans le Sahara algérien sont arrivés mercredi matin 20 août à Cologne. Le groupe dont 9 Allemands, 4 Suisses et 1 Néerlandais- avaient quitté le Mali mardi soir peu avant minuit à bord d'un avion militaire allemand.
A l'aéroport militaire de Cologne-Bonn, des membres de leur famille et des amis les attendaient tandis qu'un avion militaire suisse prend 4 otages à destination de Zurich.
Libérés lundi et arrivés ensuite à Bamako, en provenance de Gao, une ville du désert malien, ils avaient été reçus par le président Amadou Toumani Touré qui les a remis officiellement aux autorités de leurs pays d'origine, en présence de responsables maliens et des médiateurs ayant permis leur libération.
Les messages de soulagement et de félicitations ont afflué mardi en Allemagne. La chaîne de télévision publique ARD a affirmé mardi soir que l'Allemagne avait versé une rançon de 4,6 millions d'euros aux preneurs d'otages. Les ravisseurs réclamaient initialement 45 millions d'euros, a ajouté ARD.
Dans un communiqué diffusé mardi matin, le chancelier allemand Gerhard Schroeder a exprimé son "grand soulagement" après la libération des touristes, et remercié les présidents malien, Amadou Toumani Touré, et algérien, Abdelaziz Bouteflika, pour leur "contribution considérable à l'issue positive de la prise d'otages".
Le Mali a annoncé qu'il n'accorderait pas d'asile aux ravisseurs, mais il ne les combattra pas non plus sur son territoire, par la voix du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement malien, Gaoussou Drabo.
Aucune précision n'a été fournie sur le nombre des ravisseurs, qui, selon les autorités algériennes, appartiendraient au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, islamiste), ayant agi sous les ordres d'un ancien militaire algérien. Ce dernier, identifié comme Amari Saifi, dit Abderrezak le Para, est le numéro 2 du GSPC, selon la presse algérienne qui fait état de liens entre ces ravisseurs islamistes et le grand banditisme.
L'enlèvement de 32 touristes européens au total entre la mi-février et la mi-mars dans le vaste désert du Sahara, une zone largement incontrôlable où prospèrent trafics et contrebande en territoire algérien, est attribué à Abderrezak le Para et à ses hommes.
Dix-sept otages (10 Autrichiens, six Allemands et un Suédois) avaient été libérés le 13 mai en Algérie à la suite d'une opération de l'armée. Fin juin, une otage allemande est morte des suites d'une insolation. Les 14 derniers otages restant aux mains des ravisseurs avaient été transférés vers le nord du Mali.
L'un des fils du chef de l'Etat libyen Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam, a déclaré au quotidien allemand Der Tagesspiegel que la Libye avait joué un rôle d'intermédiaire dans la libération des otages par le biais de la fondation qu'il dirige, Saïf al-Islam Kadhafi. Cette organisation était déjà intervenue en juillet 2000 lors de la libération d'otages allemands détenus aux Philippines, sur l'île de Jolo, par le groupe islamiste Abu Sayyaf.
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