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Attentat contre DC-10 d'UTA: la France poursuit ses contacts avec la Libye et les Etats-Unis
Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, s'est entretenu dimanche avec ses homologues libyen, américain, britannique et allemand, pour " aboutir rapidement à un accord équitable" sur le versement des indemnités versées aux familles des victimes du DC-10 d'UTA, en 1989, selon une porte-parole du Quai d'Orsay, Pozzo di Borgo.
"Dans cet esprit, M. Dominique de Villepin s'est à nouveau entretenu notamment avec son collègue libyen M. Abderrahman Chalgham, avec le secrétaire d'Etat américain M. Colin Powell, et avec ses collègues britannique et allemand, MM. Jack Straw et Joschka Fischer", a indiqué Mme Pozzo di Borgo dans une déclaration à la presse.
Des entretiens avaient déjà eu lieu, notamment le 14 août, et " d'autres auront lieu", a-t-on précisé au Quai d'Orsay.
Ces nouveaux contacts ont lieu à la veille du dépôt attendu au Conseil de sécurité de l'ONU -où la France dispose d'un droit de veto- d'un projet de résolution britannique levant les sanctions imposées contre la Libye, qui a reconnu sa responsabilité dans un autre attentat, celui au-dessus de Lockerbie, en Ecosse, qui avait fait 270 morts en décembre 1988.
La Libye s'est engagée à verser 2,7 milliards de dollars d'indemnités de dédommagement aux victimes de cet attentat, soit beaucoup plus que ce qui a été proposé pour les familles de victimes de l'avion français, soit 35 millions de dollars.
Paris tente d'obtenir un traitement financier équitable entre les ayants-droits des victimes des deux attentats. "Les indemnités versées dans l'affaire UTA doivent être jugées en équité par rapport aux compensations que recevront les ayant-droits des victimes de Lockerbie", a fait valoir jeudi 13 août le porte- parole du ministère des Affaires étrangères, Hervé Ladsous.
Selon la presse parisienne, la France serait prête à mettre son veto à une levée des sanctions imposées depuis 1992 contre Tripoli si une majoration de ces indemnisations n'était pas conclue.
Il est à rappeler que l'explosion de l'appareil de la compagnie française UTA, qui reliait Brazzaville à Paris, au-dessus du désert du Ténéré le 19 septembre 1989, avait tué 170 passagers et membres d'équipage de 17 nationalités.
(Xinhua)
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