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Les mariages mixtes ont septuplé à Shanghai depuis 1980
Le nombre des mariages mixtes à Shanghai, le plus grand centre financier de Chine, a été multiplié par sept par rapport à 1980, a annoncé une enquête récente menée depuis l'année dernière par deux instituts locaux.
Faite conjointement par le Bureau des affaires civiles de Shanghai et l'Université normale de l'Est de la Chine, l'étude rapporte que ce chiffre est passé de moins de 400 en 1980 à 2 705 en 2002.
« La montée est essentiellement due à la continuation de l'ouverture de la ville sur l'extérieur aussi bien qu'à la progression de la communication interculturelle », a expliqué Ding Jinhong, chef de l'Institut de recherche sur la population à l'université et l'un des auteurs de l'étude.
Publiée en mai dernier, l'étude précise que 40% des mariages mixtes ( 21 015 au total ) ont eu lieu entre 1996 et 2002. Parmi ces couples mixtes, les Japonais comptent pour 40%, les Chinois d'outre-mer et les habitants de HongKong, de Macao et Taiwan pour 38%, les Américains pour 6.3%, les Australiens pour 5,4% et les Européens pour 3,9%.
Environ 89% des mariages internationaux inscrits durant cette période concernaient des Shanghaiennes, dont l'âge moyen était 31 ans. En revanche, plus de 2 330 Shanghaiens ont épousé des étrangères entre temps. Ils étaient âgés de 36,7 ans en moyenne.
24% des Shanghaiennes dans ces couples sont d'instruction universitaire contre 48% de leurs maris étrangers.
Selon M. Ding, des Shanghaiens (Shanghaiennes) tiennent compte de moins en moins des diverses différences qu'ils (elles) ont avec leurs conjoint(e)s étrangers. Parfois, les intérêts économiques et le désir d'aller à l'étranger jouent plus que l'amour et la compréhension mutuelle dans ce genre de mariage. « Ces mariages 'sans amour ', il en reste encore beaucoup ici bien que leur nombre soit en baisse », a-t-il lancé.
Cependant, la plupart des habitants adoptent une attitude plus « raisonnable » à l'égard des mariages mixtes, a dit un officiel du bureau municipal des affaires civiles.
Jacqueline Zhou, un cadre d'une firme locale qui s'est mariée avec un Français il y a quatre ans, a dit : « Je ne pense pas qu'un mariage sans amour peut durer longtemps... Personnellement, je ne comptais pas du tout avant épouser un étranger, pourtant nous sommes en bons termes, et même ma vue a beaucoup changé à l'égard des Occidentaux après mon mariage. »
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