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Sras : Cinq caractéristiques de sa propagation selon l'analyse d'un spécialiste chinois
A l'issue des travaux de recherches sur des cas de la pneumonie atypique en Chine, le spécialiste en chef des épidémies du Centre national de la prévention et du Contrôle des maladies Zeng Guang a publié le 21 mai le compte-rendu relatif à un projet d'études sur «l'Analyse de la chaîne de propagation du Sras ».
Dans son rapport, cet expert célèbres en l'épidémie de la pneumonie atypique a mis en lumière les cinq caractéristiques de cette maladie infectieuse à savoir:
(1) Une personne âgée porteuse de maladies chroniques, est facilement contaminée par le Sras, puis devient un super-propagateur de cette épidémie dangereuse ;
(2) Tous ceux qui en ont été infectés ont un contact proche avec un patient précédent durant la période pathologique ;
(3) Plus en contact étroit avec un patient de Sras, plus on sera contaminnable ;
(4) Tout patient pendant son incubation n'aucune contagiosité, c-à-d le Sras n'est pas transmissible si le malade ne présente pas de symptômes
(5) La mise en quarantaine des patients permet d'arrêter la propagation de l'épidémie.
Ces conclusions ont été faites par M. Zeng Guang dans son enquête récemment effectuée sur l'épidémiologie d'un super-répandeur de Sras. En voici le récit :
Le 24 mars dernier, un vieillard âgé de 91 ans qui ne pouvait pas marcher, était transporté dans un hôpital ; le diagnostic confirmait ses symptômes dont l'hémorragie cérébrale, l'obstruction et encore la fièvre. Et 6 jours après, ce vieux malade était décédé à cause de l'infarctus du myocarde.
Il n'a jamais été diagnostiqué comme patient de Sras avant sa mort. Cependant, dés le lendemain 31 mars, des cas probables se sont succédés les uns après les autres parmi les membres de sa famille qui étaient à son chevet, les autres patients dans la même chambre ainsi que des personnels soignants. Jusqu'au 17 avril, 37 personnes ont été infectées de manière directe ou indirecte par ce vieillard décédé et une d'entre elles a succombé par la suite.
D'après M. Zeng, ce vieux super-porteur de Sras avait deux principaux signes : très âgé et atteint de maladies chroniques. Cela a justifié la thèse de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) selon laquelle les personnes âgées une fois contaminées de Sras deviennent facilement de grandes coupables dans la propagation de cette maladie. Par la suite, on a pris les mesures destinées à isoler efficacement tous les patients en vue d'éviter de nouveaux cas d'infection, ce qui prouve que la mise en quarantaine a permis d'arrêter l'ampleur de la propagation.
En analysant la chaîne de toute la multiplication, nos chercheurs ont remarqué qu'il y a un phénomène commun : tous les patients ont eu un contact proche avec leurs prédécesseurs qui avaient été antérieurement atteints de Sras pendant la période de leurs symptômes, en particulier un contact avec ces derniers après 3 à 5 jours de la déclaration de leur maladie. Les cas probables à cette période ont une contagion extrêmement forte dans leur propagation. Ce phénomène mérite d'une attention particulière.
Toujours à propos du cas de ce vieillard, avant la déclaration de sa pneumonie atypique, aucun cas contaminé n'a été recensé parmi les 44 personnes qui avaient un contact proche avec lui. Or, après que sa maladie s'était déclarée, 6 des 9 membres de sa famille qui l'avaient contacté, ont été désignés malades de Sras dont un est décédé.
Il est à noter que dans cette chaîne de la propagation, un étudiant avant d'être déclaré malade a contacté 29 camarades de classe dont aucun n'a été contaminé. Il s'agit encore d'un exemple justifiant qu'un patient dans l'incubation ne présente pas de contagiosité.
Le professeur Zeng Guang a saisi également la chaîne de propagation dans l'hôpital en plus de celle dans la famille. Toujours le cas de ce vieillard super-coupable :
Parmi les 7 autres patients qui partageant la même chambre avec lui, 2 ont été atteints de Sras. Chez les personnels médicaux, 10 ayant pris contact avec lui, notamment lui donnant le respirateur, en étaient tombés malades à leur tour, tandis que parmi de nombreux gardes-malades, on n'a enregistré que 6 cas probables. Qui plus est, aucun cas n'a été dépisté chez les familles de ces personnels soignants.
Bref, on peut en tirer une conclusion : Tout contact le plus proche avec un malade de Sras entraînera l'infection la plus probable.
-----Le Quotidien du Peuple en ligne le 22 mai 2003------
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