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Sondage : Femme au foyer à plein temps : Le souhait de la plupart des femmes chinoises
De moins en moins de Chinoises souhaitent prendre un emploi
Tandis que des experts cherchent à trouver divers moyens pour aider les chômeuses à retrouver un emploi, une enquête menée auprès de 2 000 couples chinoises, effectuée par la Fédération des Femmes de l'Arrondissement de Haidian à Beijing ( Pékin ), démontre que plus de 60% des salariées souhaitent être des femmes au foyer à plein temps ; seulement plus de 30% d'entre elles sont déterminées à travailler jusqu'à l'âge de la retraite. Certaines personnes estiment qu'il s'agit d'une régression de la société, et d'autres pensent que c'est un signe du progrès social.
Les femmes au foyer à plein temps ( à l'exception de celles au chômage ) représentent seulement 4,5% ( 2,6% pour les femmes de moins de 40 ans ) des femmes ayant répondu à l'enquête. Mais parmi les personnes interrogées, 14,8% pensent qu'il est acceptable d'être une femme au foyer à plein temps ; 47,7% pensent qu'il leur est possible d'abandonner leur emploi à condition que leurs maris puissent gagner assez d'argent pour pouvoir subvenir aux besoins de la famille ; seulement 37,5% des interrogées souhaitent travailler jusqu'à l'âge de la retraite.
Haidian est un arrondissement hautement développé économiquement et culturellement. Le résultat de l'enquête établissant que 62,5% des travailleuses intellectuelles préfèrent être des femmes au foyer à temps plein, déçoit les officiels à la fédération. Ces derniers réalisent qu'un certain nombre de femmes travaillent dans le but de soutenir leurs familles, au lieu de « chercher à s'améliorer elles-mêmes et élever leur statut social ». « Quand une femme abandonne ses responsabilités sociales et ses devoirs, elle abandonne aussi ses droits et sa dignité. Il n'y aura plus jamais d'égalité entre les hommes et les femmes, » affirment certains d'entre eux.
L'opinion des experts : Davantage de femmes au foyer à plein temps signifie un progrès social
He Liying, une experte de l'Association des Chercheurs sur la Famille et le Mariage, a un point de vue différent. Elle a déclaré qu'une récente enquête effectuée par son association démontre que plus le revenu financier et le niveau d'éducation d'une femme sont bas, plus elle se soucie de sa position au sein de la famille et de la société si elle devient une femme au foyer à temps plein.. Au contraire, celles qui bénéficient d'un salaire plus élevé et d'une meilleure éducation ne croient pas que leur « retour à la maison » influencera leur position au sein de la famille. En d'autres termes, les femmes du dernier groupe valorise le travail au foyer, estimant que prendre soin de leurs maris et élever les enfants sont aussi une contribution importante à la société.
Yang Yigong, un expert en ressources humaines et secrétaire-général adjoint de la Société d'étude sur le Travail en Chine, a déclaré que les statistiques démontre que la valeur créée par les femmes au foyer américaines occupe 28% du PIB ( produit intérieur brut ) du pays. C'est seulement quand la société reconnaît pleinement la valeur du travail au foyer que le statut social des femmes au foyer peut vraiment s'élever. Beaucoup de pays tels que le Japon et la Hollande ont des lois pour protéger les droits de leurs femmes au foyer. De ce point de vue, l'égalité entre hommes et femmes ne signifie pas que les femmes devrait faire tout ce que font les hommes, à condition qu'il puisse exister une plus grande division de types de travail. Les hommes peuvent aussi rester à la maison pour être un homme au foyer, bien que pour la plupart d'entre eux, ce ne soit pas un travail acceptable.
Yang croit que suivant le progrès social, les gens disposeront davantage de choix pour leur temps libre. Le phénomène des travailleuses intellectuelles qui souhaitent devenir des femmes au foyer à temps plein démontre aujourd'hui qu'il existe davantage d'opportunités pour les femmes de choisir entre leurs familles et leurs carrières. Ceci est absolument un signe de progrès social. Parallèlement, cela démontre que les mariages de ces femmes sont stables, ce qui est un facteur de stabilité sociale.
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