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Mise à jour 09:48(GMT+8), 18/01/2002
MONDE  

Table ronde de Bruxelles: les Congolais parviennent à un consensus quasi unanime sur le processus de paix dans leur pays

Les représentants des partis politiques et de la société civile de la République démocratique du Congo (RDC) sont parvenus jeudi à Bruxelles à un consensus quasi unanime sur les conditions concernant le processus de paix dans leur pays après une Table ronde qui a duré trois jours dans la capitale belge.

Au cours de la Table ronde, convoquée à l'initiative de la Belgique, les quelque 85 représentants des partis politiques non armés, des 11 provinces, des organisations non gouvernementales et des chefs traditionnels de la RDC ont discuté d'une série de questions relatives au retour à la paix dans leur pays. Après des discussions intenses, la Table ronde s'est clôturée par la signature, en présence du Premier ministre belge Guy Verhofstadt, des représentants de l'ONU, de l'OUA, de l'Union européenne et des observateurs du gouvernement congolais, des documents fixant les principes de base sur le processus de paix et la transition démocratique en RDC.

Les documents adoptés à Bruxelles prévoient notamment les conditions concernant l'organisation des élections "libres, démocratiques et transparentes" en RDC, après une période de transition d'au maximum 30 mois au cours de laquelle une Constitution sera rédigée par le Parlement de la transition et elle sera soumise à un référendum pour approbation.

Ces documents proposent également la création d'une commission électorale indépendante(CEI) chargée de l'organisation et de la préparation du processus électoral. Dans cette commission, seraient représentés à parité (20% chacun) le gouvernement, la société civile, l'opposition non armée, et les deux mouvements rebelles: le Rassemblement congolais pour la Démocratie (RCD) et le Mouvement de Libération du Congo (MLC).

A propos de la future armée congolaise, les participants ont souligné que toute armée doit être subordonnée au pouvoir civil, soumise à un système de contrôle démocratique et elle doit être au service de la Nation. Selon les documents de Bruxelles, la future armée devrait être composée sur une base républicaine, et non tribale.

Pour les 11 partis politiques participant à la Table ronde, seul le parti lunumbiste unifié de M. Antoine Gizenga a émis des réserves sur la question de la nationalité congolaise. La majorité des participants ont souligné que la nationalité était un problème sensible pour tous les Congolais et qu'il fallait trouver une solution dans le cadre du Dialogue intercongolais dans un esprit de tolérance et de souplesse. Les documents approuvés à Bruxelles se prononcent en faveur d'une formule qui mette cette question à l'ordre du jour du Parlement de transition.

La Table ronde de Bruxelles est considérée comme "une réussite" non seulement par les Congolais y participant, mais aussi par les dirigeants belges et les représentants de la communauté internationale qui ont tous indiqué que les résultats de cette rencontre contribueraient à la reprise du Dialogue intercongolais actuellement en panne.

De sources belges, le ministre belge des Affaires étrangères, Louis Michel doit s'envoler dimanche vers le Bostwana pour rencontrer le "facilitateur" du Dialogue intercongolais, l'ancien président du Bostwana Ketumile Masire pour lui rendre compte des conclusions de la Table ronde de Bruxelles. Selon M. Michel, les résultats de la rencontre de Bruxelles apporteront une contribution au travail de M. Masire pour la relance du Dialogue intercongolais sur le processus de paix en RDC dans le cadre de l'accord de Lusaka de 1999.

M. Michel doit rencontrer aussi les dirigeants sud-africains, qui accueilleront, en principe à la mi-février la prochaine réunion du dialogue intercongolais. Le Dialogue intercongolais, un volet politique de l'accord de paix de Lusaka sur le conflit en RDC, réunit les représentants du gouvernement congolais, des partis d'opposition non armés, de la société civile et des mouvements rebelles.

Ouvert à Addis-Abeba en octobre dernier, il s'était rapidement interrompu en raison de l'insuffisance de moyens financiers et de désaccords sur la désignation des représentants au dialogue.

La Table ronde de Bruxelles s'est soldée par la signature des documents qualifiés de "très positifs" pour le processus de paix en RDC. Mais, des observateurs ont estimé que sa portée était toutefois limitée avec l'absence de deux partis importants de la RDC: l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d'Etienne Tshisekedi et les Forces novatrices pour l'union et la solidarité (FONUS).

Par ailleurs, le RCD et le MLC, deux principales composantes de la rébellion armée, ne sont pas venus à Bruxelles, alors qu'ils étaient invités comme observateurs.




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Les représentants des partis politiques et de la société civile de la République démocratique du Congo (RDC) sont parvenus jeudi à Bruxelles à un consensus quasi unanime sur les conditions concernant le processus de paix dans leur pays après une Table ronde qui a duré trois jours dans la capitale belge.

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