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Français>>Vie SocialeMise à jour 22.08.2012 09h13
La police de Shanghai publie une liste de mendiants « professionnels »
Un homme mendie dans une voiture du métro de Shanghai, sur cette photo d'archives datée du 10 février 2011. [Gao Erqiang/Asianewsphoto]

La police de Shanghai vient de publier une liste de mendiants qui ont été pris le plus souvent dans les rames du metro ces quatre dernières années, déclenchant un débat sur le problème de ces mendiants « professionnels ».

En tête de cette liste, publiée en ligne la semaine dernière par le poste de police de Xujiahui, qui appartient au corps du métro et des bus urbains du Bureau de la Sécurité Publique de Shanghai, figure un homme âgé de 22 ans, qui a été déjà pris 308 fois, suivi par une femme de 88 ans, qui elle a été prise 292 fois.

Les policiers ont essayé d'aider les mendiants en les envoyant vers des postes de secours, où certains ont cependant refusé de se rendre. Le corps a déjà enquêté sur 9 006 cas entre le 1er janvier et le 10 août, et 962 mendiants ont été envoyés vers des postes de secours.

Il est également apparu que certains mendiants « professionnels » ont même loué leurs enfants à d'autres mendiants « professionnels » pour la somme de 200 Yuans environ (31,75 Dollars US) par jour. Ces enfants sont utilisés pour faciliter les activités des mendiants en suscitant la pitié du public.

Selon le corps, certains mendiants « professionnels » arrivent à gagner plus de 1 000 Yuans par jour, soit infiniment plus que beaucoup de cols blancs.

Aux termes de la loi pénale sur la sécurité et l'administration publiques, la police est en droit d'arrêter les personnes qui se livrent à des activités de mendicité illégales, comme par exemple forcer d'autres personnes à leur donner de l'argent. Cependant, selon la police de Shanghai, il est difficile de collecter des preuves, car nombre de citoyens ne souhaitent pas témoigner.

Selon la loi, les suspetcs qui élèvent des enfants ou prennent soin de personnes âgées de plus de 70 ans ne peuvent être arrêtées. Ce qui fait que de nombreux enfants et personnes âgées sont utilisées par ces mendiants « professionnels » pour échapper aux sanctions.

De plus, ils sont souvent bien organisés. Dès que leurs activités sont entravées par la police, ils contactent des « collègues » mendiants par téléphone portable, afin qu'ils les aident à ne pas être pris.

Les experts conseillent donc au Gouvernement de classifier les mendiants et de les traiter correctement en fonction de leur situation.
En ce qui concerne les jeunes, ceux qui souffrent de troubles mentaux ou ceux qui viennent de l'extérieur de la ville et n'ont pas de moyens de subsistance, ils estiment que le Gouvernement devrait leur accorder davantage de soutien. Mais s'agissant des mendiants « professionnels » qui refusent de travailler par paresse, le Gouvernement devrait adopter des règles et des restrictions plus strictes, disent-ils.

Xie Xialing, Professeur de sociologie à l'Université Fudan de Shanghai, estime quant à lui que le Gouvernement pourrait créer des zones spéciales dans la ville, pour permettre à ces mendiants de jouer dans la rue.

Selon lui, le Gouvernement pourrait aussi offrir des services professionnels à ces mendiants, comme la création de postes de distribution d'aide, afin de leur fournir de la nourriture et des vêtements ainsi qu'une formation professionnelle gratuite.

Tang Xiaotian, Vice-secrétaire général de la Société de Droit de Shanghai, pense pour sa part que ceux qui organisent ou forcent des personnes à gagner de l'argent devraient être sanctionnés. Il estime également que la police devrait publier des informations sur les mendiants « professionnels » et les organisateurs, afin de permettre aux citoyens de faire la différence entre les vrais mendiants et les faux.

Depuis que la liste a été publiée, beaucoup d'internautes se sont demandés sur Sina Weibo, un site de micro-blogging très populaire, si la police a le droit ou non de publier ce genre d'informations.
« Cat Eye » pense ainsi que la police a violé la vie privée de ces mendiants et porté atteinte à leur dignité.

En réponse, la police a dit sur son compte micro-blog officiel qu'elle n'avait donné ni les noms ni le lieu d'origine de ces personnes, pas plus qu'elle n'avait publié leur photo, et qu'elle concentrait ses efforts sur ces fameux mendiants « professionnels », c'est à dire des personnes qui considèrent la mendicité comme un métier.

Certains internautes pensent également que publier ce genre d'informations non seulement ne dissuadera pas les mendiants « professionnels », mais que cela risque en revanche de provoquer de l'indifférence envers ceux qui ont vraiment besoin d'aide.

« Ji Shichang » estime ainsi que la Chine devrait interdire la mendicité « professionnelle » mais que publier ce genre d'informations est injuste envers les vrais mendiants.




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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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