Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>Vie SocialeMise à jour 04.06.2012 08h21
Réfugiés dans le monde : aggravation des déplacements

Le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) a annoncé mercredi dans son nouveau rapport sur la situation des réfugiés que dans le monde en 2012, le nombre de déplacés internes avait considérable augmenté (26 millions), contre celui des réfugiés (15 à 16 millions).

Selon le HCR, l'avenir est plutôt sombre car la prochaine décennie devrait être celle où davantage de personnes deviendront des réfugiés et des déplacés internes. Il sera de plus en plus complexe d'aider ces personnes car des menaces accrues planent sur la sécurité des travailleurs humanitaires. Seul un renforcement de la coopération entre Etats permettrait de trouver une solution.

Le nouveau rapport du HCR intitulé "Les réfugiés dans le monde" souligne l'émergence du déplacement interne. Aujourd'hui, parmi 43 millions de personnes déracinées à travers le monde, 26 millions sont des déplacées à l'intérieur de leur propre pays. En comparaison, il y a environ 15 et 16 millions de réfugiés, un million de demandeurs d'asile et 12 millions d'apatrides.

Pour les travailleurs humanitaires, aider les déplacés devient de plus en plus coûteux et dangereux. Dans des pays comme la Somalie, l'Afghanistan, le Yémen ou l'Irak, l'accès est difficile et les conflits peuvent présenter un risque mortel.

Le rapport souligne l'émergence de nouveaux problèmes tels le nombre croissant des réfugiés en milieu urbain, le déplacement de populations résultant du changement climatique, de l'insécurité alimentaire, de la pénurie d'eau et des catastrophes naturelles. Face à ces situations les auteurs constatent des lacunes dans le droit international en matière de protection de ces personnes qui fuient leur pays pour échapper aux effets du changement climatique ou aux catastrophes naturelles.

Le nouveau rapport du HCR passe aussi en revue les problèmes rencontrés par environ 12 millions d'apatrides dans le monde. Il souligne l'existence du vide juridique pour ce genre de situation où les personnes sont privées des droits fondamentaux dont bénéficient les citoyens d'un pays.

Selon le rapport, 80% des réfugiés vivent dans le monde en développement. Des solutions durables doivent être trouvées et cela passe par une plus grande solidarité internationale afin de soutenir le retour volontaire durable ou l'intégration locale, ainsi que le soutien aux communautés hôtes.

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) rédacteur (trice) chinois(e)
Beijing et Manille peuvent trouver une solution à leurs différends
Relations France-Chine : le changement c'est (vraiment) maintenant ?
Le protectionnisme est « myope »