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Français>>Vie SocialeMise à jour 30.05.2012 08h41
Obtenir un visa Z, une tâche difficile pour les jeunes étrangers en Chine

Quand John a obtenu son visa de travail, il s'est senti très chanceux : l'époque où il devait quitter le continent chinois tous les trois mois pour un nouveau visa est enfin terminée.

Avec ce visa Z, il peut maintenant travailler légalement à Beijing en tant que professeur de musique, et le prochain renouvellement de son visa ne se fera pas avant l'année prochaine, dit John, qui a refusé de décliner son identité complète.

Mais tous n'ont pas cette chance.

Attirés par les opportunités qui se présentent en Chine, les jeunes étrangers qui ne peuvent obtenir un visa de travail sont contraints à partir à l'étranger pour obtenir un nouveau visa après quelques mois. Certains vont même jusqu'à travailler illégalement dans le pays.

Selon les règles concernant l'administration de l'emploi des étrangers en Chine, seuls les étrangers possédant un visa Z sont légalement autorisés à travailler en Chine.

Ceux qui ne détiennent qu'un visa touristique doivent quitter le continent chinois régulièrement pour demander un nouveau visa.

Or, il est extrêmement difficile d'obtenir un visa Z, qui exige des demandeurs de prouver qu'ils ont été embauchés par une entreprise chinoise et d'avoir au moins deux ans d'expérience de travail dans le secteur concerné.

Malheureusement, la plupart des jeunes étrangers comme John ne peuvent pas être embauchés par des entreprises ou autres institutions chinoises, n'ayant pas eu ce genre d'expérience avant leur arrivée en Chine.

Bien qu'il n'ait pas de visa de travail, John a tout de même trouvé un emploi de professeur de musique pour des enfants chinois.

« C'est très fréquent dans les milieux artistiques, chez les travailleurs indépendants ou les professeurs d'anglais », a-t-il déclaré au China Daily, en ajoutant que ces secteurs n'ont besoin que d'employés à temps partiel.

« La Chine offre plus d'opportunités aux jeunes », a déclaré Oliver, un jeune français qui travaille à Beijing en tant que consultant pour les étudiants chinois qui veulent étudier à l'étranger. Il a également refusé de donner son nom complet.

« Si vous avez un bon niveau de chinois, il y a plus d'opportunités », a-t-il ajouté.

« Il y a beaucoup de mannequins étrangers qui travaillent en Chine, mais ils ne peuvent obtenir que des visas touristiques », a déclaré Jack Shen, un agent de mannequins à Beijing.

« Cette situation est assez fréquente à Beijing, Shanghai et dans d'autres grandes villes de Chine. Mais la Chine n'a pas émis de règles ou de politiques claires et pertinentes ».

Shine An, un autre agent de mannequins, dit qu'ils n'ont besoin de mannequins étrangers que lors de la saison des défilés de mode, et que ces mannequins utilisent des visas touristiques de trois mois.

Les mannequins détiennent en effet généralement des visas de tourisme, et ils ne peuvent pas avouer qu'ils ont un emploi en Chine. La plupart d'entre disent à la police des frontières qu'ils sont venus en Chine pour venir voir leurs petits amis chinois.

Selon le Wall Street Journal, certaines agences de mannequins leur conseillent de s'habiller comme des jeunes étudiants.

La situation des sociétés de formation en langue anglaise est similaire, car ils n'ont besoin d'enseignants étrangers que lors des sessions d'hiver et d'été, a déclaré John.

John est arrivé en Chine en 2006 et a étudié la musique folklorique chinoise. Ayant terminé ses études, il a décidé de rester en Chine. C'est à ce moment-là que ses « voyages de visa » ont commencé.

Avant d'obtenir un visa Z, il a utilisé des visas touristiques et d'affaires, comptant 11 demandes depuis 2006.

John, citoyen américain, a choisi Hong Kong pour le renouvellement de son visa parce que les citoyens de la plupart des pays occidentaux peuvent se rendre sans visa dans cette ville.

« Il y a de nombreux organismes qui peuvent vous aider à renouveler votre visa », a dit John, ajoutant qu'il avait l'habitude d'aller dans celui que son école de musique lui recommandait.

Ces officines lui demandaient en général de 4 000 à 8 000 yuans (de 640 à 1 280 Dollars US).

« Le processus de demande peut être très difficile. Vous ne savez jamais combien de temps vous allez rester à Hong Kong », a déclaré Oliver, qui est arrivé à Beijing en 2010 et a renouvelé son visa quatre fois déjà. « Si vous allez dans une mauvaise agence, vous resterez plus longtemps à Hong Kong ».

Mais Oliver dit que lui a eu de la chance, parce que son patron à Beijing ne lui a jamais reproché le temps qu'il a passé pour le renouvellement de son visa. « Mon patron comprend tout à fait ma situation. Il me donne généralement un jour de congé pour renouveler mon visa, et il continue encore à me payer quand je prends quelques jours de plus », a-t-il dit.
En comparaison avec John et Oliver, Lisa Guetzkow, de nationalité russe – a été assez malchanceuse.

Avec un visa de tourisme, elle a choisi d'aller en Mongolie pour le renouveler, bien que les habitants des petites villes frontalières situées le long de la frontière entre la Chine et la Mongolie n'aient pas pu garantir sa sécurité.

Sans parler de la vieille jeep russe bondée dans laquelle elle a voyagé, qui n'avait même pas une poignée de porte digne de ce nom, elle a été victime d'un « chantage » de la part du conducteur, qui a soudainement augmenté le prix du voyage de 100 Yuans à 180 Yuans au milieu de la route du retour vers la Chine, selon un article publié sur le site Web du Wall Street Journal.

La ville de Beijing a lancé une campagne de 100 jours ciblant les étrangers qui commettent des délits, dépassent la durée de leur visa ou exercent un emploi illégalement, a déclaré le Bureau de la Sécurité Publique de la ville.

Beijing, deuxième lieu seulement derrière Shanghai en termes du nombre d'étrangers ayant un permis de résidence, comptait presque 120 000 étrangers à la fin de 2011.

La capitale a rapporté 13 000 cas d'entrée illégale, de dépassements de durée de séjour et d'emploi illégal concernant des étrangers de plus de 100 pays depuis 2008, selon les statistiques des entrées et sortie.

Chengdu, capitale de la Province du Sichuan, va lancer une campagne similaire, a confirmé Wang Lin, Directeur adjoint du Bureau d'administration des entrées et sorties de Chengdu,.

En dépit des difficultés, la jeune Kanulya, âgée de 20 ans et originaire du Kazakhstan a dit vouloir rester en Chine. C'est facile de vivre en Chine et de se faire des amis dans le peuple chinois, a-t-elle dit. Elle a étudié à l'Université Beihua de la Province du Jilin pendant quatre ans et restera en Chine si elle peut y trouver un emploi bien rémunéré.

« Si vous restez en Chine pendant une longue période, il vous sera plus difficile de la quitter parce que dans votre pays d'origine personne ne pourra partager vos expériences acquises en Chine », a déclaré Kanulya.
Pourtant, elle a dit qu'elle recommanderait à ses amis d'aller travailler en Chine.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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