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Français>>Vie SocialeMise à jour 21.05.2012 10h44
La vie, ce n'est pas que l'argent

Chaque fois qu'un sondage sur les pays les plus heureux du monde est publié, les Etats-providence européens figurent en général en tête de liste.

Le premier Rapport mondial sur le bonheur, publié le mois dernier par l'Institut de la Terre, a été commandé par l'Organisation des Nations Unies pour sa Conférence sur le Bonheur. Il en ressort que, à nouveau, les pays les plus heureux du monde sont tous des pays du Nord de l'Europe : le Danemark arrive en tête, suivi par la Finlande, la Norvège et les Pays-Bas.

La Chine ne fait même pas partie du top 100, et il n'y a pas de quoi s'étonner si l'on considère les mesures retenues pour juger de la qualité de la vie dans un pays : la santé, l'éducation, le logement, l'environnement, l'emploi, la communauté, l'équilibre travail-vie et les revenus.

Prenez la santé, par exemple. L'augmentation de la couverture d'assurance n'a pas encore réussi à réduire efficacement les risques financiers des patients, les dépenses de santé et le dépenses de santé non remboursées continuant tous à augmenter rapidement. Et nombreux sont les rapports évoquant des patients mécontents et leurs proches qui agressent le personnel médical dans les hôpitaux. La réforme des hôpitaux publics est essentielle pour contrôler les dépenses de santé, car ce genre d'institution fournit plus de 90 % des services de santé du pays. Mais selon le Ministre de la Santé Chen Zhu, le coût de l'amélioration des soins reste un obstacle, et la Chine regarde vers d'autres nations pour y chercher des solutions rentables.

En ce qui concerne l'équilibre travail-vie personnelle, les employés chinois travaillent en moyenne 8,66 heures par jour, selon un sondage mené conjointement cette année par la Peking University et la société de ressources humaines zhaopin.com. En Finlande, la journée de travail est de 7,5 heures, selon l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE).

Avec environ 7 900 milliards de Dollars US, la Chine représente désormais plus d'un dixième de toute l'activité économique mondiale. Mais, selon le Fonds Monétaire International, notre produit intérieur brut par habitant, qui se monte à 9 143 Dollars US, se classe au 91e rang mondial cette année. Clairement, nous avons un long chemin à parcourir avant que notre économie ne rattrape les États-Unis et d'autres pays développés.

Et si les Chinois ont nettement plus d'économies que les Danois, par exemple, nous sommes nettement moins heureux quand nous considérons tous les critères de bonheur national dans leur ensemble. Quand il s'agit de bonheur, les Danois sont exceptionnellement heureux, sans cesse en tête du classement des gens les plus heureux sur la terre depuis plusieurs années, et cela selon plusieurs études différentes.

Bien que les pays les plus heureux ont en général tendance à être des pays riches, et que les plus pauvres ont en général tendance à être moins heureux -le Togo, le Bénin, la République Centrafricaine et la Sierra Leone figurent en bas de la liste- le rapport note toutefois que le bonheur n'est pas qu'une question d'argent.

Alors que des revenus plus élevés peuvent être un soutien du bonheur dans une certaine mesure, la quête pour davantage d'argent peut en fait diminuer le bonheur. Bien que cela puisse être agréable d'avoir plus d'argent, ce n'est pas si agréable que cela de courir après. Comme le rapport le note : « Les psychologues ont constaté à maintes reprises que les individus qui ont mis un fort accent sur des revenus plus élevés sont généralement moins heureux et plus vulnérables à d'autres problèmes psychologiques que les individus qui n'ont pas cette soif de revenus plus élevés ».

Les Danois ont un revenu disponible moyen beaucoup plus faible que la plupart de leurs homologues de l'OCDE - ce qui confirme l'adage selon lequel « l'argent ne fait pas le bonheur » - alors pourquoi, en Chine, accordons-nous la priorité à l'argent sur le bonheur ?

Ces dernières années, les économistes et les penseurs sociaux ont incité à l'adoption de nouvelles façons de mesurer le succès économique et social des pays, en faisant valoir que des critères comme le PIB ne sont pas tout à fait adéquates pour tenir compte de la situation réelle d'un pays.

Comme le souligne le rapport : « Le bonheur diffère systématiquement selon les sociétés et les époques, pour des raisons qui sont identifiables, et même modifiable en fonction de la façon dont les politiques publiques sont conçues et mises en œuvre En d'autres termes, Il est logique de chercher à poursuivre des politiques visant à relever le bonheur des citoyens autant que de relever le revenu national des citoyens ».

Le premier Rapport mondial sur le bonheur reflète une nouvelle demande dans le monde entier pour une plus grande attention portée au bonheur. La Chine étant de plus en plus riche, le Gouvernement devrait réfléchir au partage des bénéfices de la fulgurante émergence de la Chine, à parts égales entre ses habitants, et à poursuivre des politiques qui rendent ses citoyens plus heureux.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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