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Français>>Vie SocialeMise à jour 02.05.2012 09h04
Feu vert pour les épouses chinoises continentales

Les conjointes des résidents de Hong-Kong disposeront de quotas supplémentaires pour accoucher dans les hôpitaux de la région.

La controverse autour du deuxième enfant a pris une nouvelle tournure mercredi, avec l'accord du gouvernement de Hong-Kong, Région administrative spéciale, autorisant les femmes mariées à des habitants de Hong-Kong d'accoucher dans des hôpitaux locaux privés.

Les mères des nouveaux-nés, dont aucun des parents n'est résident permanent de Hong-Kong, auront droit cette année, à des quotas de naissances supplémentaires dans quatre hôpitaux privés à condition de pouvoir produire les documents adéquats; mais des préoccupations demeurent quant au nombre de lits disponibles et aux frais de santé.

L'Association des Hôpitaux Privés, composée de douze membres, avait préalablement accepté la proposition du directeur exécutif Leung Chun-ying d' interdire l'accès des parturientes non-locales aux hôpitaux privés et de refuser le droit de résident permanent aux enfants nés ici.

Le Secrétaire pour l'Alimentation et la Santé, York Chow Yat-Ngok, a fait savoir mercredi qu'au moins quatre hôpitaux privés ont convenu d'accepter les femmes en état de grossesse avancée s'il existe des preuves suffisantes de leur mariage avec un résident de Hong-Kong.

Le département Santé de la région administrative spéciale de Hong Kong délivrera ensuite des certificats de réservation supplémentaires pour les mères admissibles, dont le nombre est estimé à une centaine, au moins.

Tsang Koon-wing, association militante qui défend les droits des familles de Hong-Kong et de la partie continentale, reste sceptique sur le nombre de lits disponibles dans les quatre hôpitaux, ainsi que sur les très lourdes factures médicales qui s'en suivent.

Chow a déclaré « qu'il avait dans l'idée » que les hôpitaux privés allaient appliquer des tarifs raisonnables aux mères «autorisées», mais que le gouvernement ne pouvait fixer les prix pour les entreprises privées. "Ils ne feront pas plus d'affaires s'ils refusent les femmes du continent mariées à des résidents locaux, de toute façon," a-t-il ajouté.

Baptist Hospital a toutefois précisé que toutes les femmes autochtones non enceintes devront payer le même prix. Un porte-parole de l'hôpital a déclaré que les épouses continentales de résidents de Hong Kong pourraient avoir des lits supplémentaires ou être inscrites sur une liste d'attente, que tous les lits de maternité ont été réservés pour cette année.

Les trois autres hôpitaux qui ont accepté d'accueillir ces futures mères sont Union Hospital, Precious Blood et et Sainte Thérèse.

Union Hospital a promis d'appliquer aux femmes admissibles du continent le tarif fixé pour les mères de la région entre 40 000 (5200 dollars) et 50 000 dollars de Hong-Kong. Les parturientes non-autochtones dans les hôpitaux publics payent actuellement 39 000 dollars de Hong-Kong si elles ont réservé leur place à l'avance.

Douze hôpitaux privés de la ville ont convenu la veille de refuser les services d'obstétrique aux femmes du continent qui ne sont pas mariées à des autochtones, à partir de l'année prochaine.

Le directeur général Leung Chun-ying, qui a promis d'imposer un «quota zéro» pour les femmes non-locales accouchant dans les hôpitaux privés à partir de l'année prochaine, a salué la décision de mercredi.
"Il y a, pour nous, des questions juridiques à peaufiner, mais je pense que la décision nous aidera à résoudre le problème", a-t-il dit. "Nous prenons petit à petit la bonne direction pour résoudre le problème posé par les femmes du continent venant accoucher à Hong-Kong ".

Pour disposer d'un lit en toute sécurité, une mère admissible doit présenter un certificat de mariage et la copie de la carte d'identité de son mari, lors de la réservation. Le couple doit également fournir une attestation de notaire et autoriser le gouvernement de Hong-Kong à vérifier par recoupement les documents si le mariage a eu lieu sur le continent.

Le mari doit en outre signer un certificat confirmant l'authenticité de leur mariage. Compte tenu du fait que la falsification d'un document et le faux témoignage sont passibles respectivement de 14 et 7 ans de prison, Chow considère que la dissuasion est suffisante. "Je crois que les hommes de Hong-Kong n'agiront pas de la sorte», a-t-il dit.

La présentation de l'acte notarié pourrait être levée pour les femmes enceintes avant la fin du mois de mai.

Chow a souligné que les hôpitaux ne sont pas légalement tenus de se conformer aux nouvelles règles, ajoutant qu'il ne voyait aucune raison à ce que les hôpitaux admettent des mères non-éligibles. "Bien que nous pensons que la mesure est généralement applicable, je ne peux pas affirmer que c'est totalement étanche," a-t-il dit.

Les responsables de la santé procéderont à des contrôles aléatoires, ultérieurement. Chow a suggéré que, si une mère dont l'accouchement est prévu en Juillet, produit un certificat de mariage datant de mai, son cas paraîtrait suffisamment suspect pour mériter un examen approfondi. Il a également conseillé aux hôpitaux publics de prévoir des lits, l'an prochain, pour les femmes du continent; cette année, tous les lits ont été réservés.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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