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Français>>Vie SocialeMise à jour 20.04.2012 13h25
Environ 26,4 millions de personnes déplacées internes enregistrées en 2011 (rapport)

Le Rapport 2011 de l'Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) a mis l'accent sur les déplacements internes consécutifs à des conflits et des violences. Ainsi, 26,4 millions de personnes étaient dans cette situation à la fin de l'année 2011.

Ceci représente une augmentation de 20% surtout due aux répercutions du « Printemps Arabe ». L'Afrique subsaharienne reste la région la plus touchée par le phénomène avec 9,7 millions de personnes déplacées internes. En matière de pays, la Colombie détient le pourcentage le plus élevé au monde avec ses 20% de personnes affectées.

A la fin de 2011 le nombre de personnes déplacées internes à cause de conflits armés et de violation des droits de l'homme s' élevait à 26,4 millions alors qu'en 2010 il se situait à 27,5 millions. « Nous pouvons noter que du au conflit du Moyen-Orient les déplacés internes dans cette région a été multipliée par six », a déclaré Kate Halff, directrice de l'IDMC.

Malgré une baisse du chiffre, passé de 11,1 millions à 9,7 millions, la population régionale la plus touchée reste celle de l' Afrique sub-saharienne. L'Union africaine a décidé de lutter contre ce phénomène en créant la « Convention de Kampala » relative à la protection et l'assistance des déplacés internes en Afrique. Elisabeth Rasmusson, secrétaire générale du Conseil norvégien pour les réfugiés, a dit que « c'est un instrument extrêmement important et que son entrée en vigueur devrait s' effectuer sous peu, en 2012 ».

Plus de 3,5 millions de personnes ont été nouvellement déplacées en 2011, soit une augmentation de 20% comparée à celle de 2010 (2,9 millions), ce qui inclus également le million d' Ivoiriens déplacés suite aux violences post-électorales et les plus de 800.000 personnes déplacées par la violence qui a accompagné le « Printemps arabe » (500.000 en Libye, 156.000 en Syrie et au moins 175.000 au Yémen). Concernant la situation actuelle au Mali, Kate Halff, directrice de l'IDMC, a déclaré que l'estimation de début avril 2012 est de 94.000 personnes, sachant que les humanitaires n'ont pas accès à la région nord du pays.

Le pays qui a comptabilisé le plus de déplacés internes en 2011 est la Colombie avec, d'après le gouvernement, 3,9 millions personnes et d'après l'observateur non gouvernemental, 5,3 millions, selon des sociétés civiles. Les quatre autres pays sont l'Irak (plus de 2 millions), le Soudan, la République Démocratique du Congo et la Somalie dont 16% de la population est déplacée interne.

A la fin de l'année 2011, plus de 2,4 millions de déplacés internes ont pu retourner dans leur région d'origine. Cela concerne aussi les ressortissants de Côte d'Ivoire (400.000), de la RDC, de Libye et du Soudan du Sud.

Dans au moins 40 pays où vivent les déplacés internes la situation s'est gravement prolongée et souvent une génération a grandi dans ce contexte. En 2011, les déplacés internes ont été exposés à toutes sortes de risques incluant les menaces visant leur sécurité physique et leur intégrité. Ils ont constaté un manque d'accès aux besoins de base, aux moyens de subsistance et ils ont vu leurs droits au logement, à la propriété et à l'accès à la terre violés.

Seuls 11 gouvernements ont recueilli des informations sur le nombre de déplacés internes, leur sexe, leur âge et leur lieu de vie ce qui handicape fortement les possibilités de réaction.

Uniquement 6 pays sur 50 ont collecté des informations sur les personnes âgées ; 3 n'ont même pas effectué la démarche. Dans 47 pays sur 50, les déplacés internes vivaient dans des environnements urbains auprès de populations plus démunies et d' autres migrants.

La discrimination contre les déplacés internes et ceux qui rentrent dans leur région d'origine restent un des défis majeurs. Ceux qui ont été déplacés dans des régions où ils constituaient une minorité continuaient à devoir affronter la discrimination qui ainsi limitait l'accès au logement, au travail, à l'éducation et aux soins de santé.

Le Haut-Commissaire aux Réfugiés, Antonio Guterres a déclaré que « le nombre de déplacés internes (26,4millions) est nettement supérieur au nombre de réfugiés dans le monde (10,5 millions) mais paradoxalement leurs droits sont moins protégés ».

L'Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC), établi en 1998 par le Conseil norvégien pour les réfugiés, est la principale source d'informations et d'analyse sur les situations de déplacement interne provoquées par les conflits et la violence dans le monde entier. L'IDMC rend compte chaque année des problèmes spécifiques auxquels sont confrontées les personnes déplacées internes par le conflit armé, la violence généralisée ou les violations des droits humains.

Source: xinhua

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