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Français>>Vie SocialeMise à jour 08.03.2012 14h54
Hong Kong veut controler le nombre des naissances venant du continent

Hong Kong devrait prendre des mesures pour freiner le nombre rapide et croissant de femmes du continent accouchant dans la région administrative spéciale, selon les déclarations de conseillers politiques de la ville.

«Les femmes de la partie continentale ayant des bébés dans les salles d'urgence mettent gravement en danger à la fois les mères et les professionnels de la santé à Hong Kong," a déploré, Anthony M. Wu, le président de l'Autorité de Hong Kong Hospital lors d’une interview donnée au China daily.

Etre né à Hong Kong signifie que le bébé pourra recevoir la résidence permanente à Hong Kong, voilà ce que veulent obtenir de nombreux continentaux pour leurs enfants.

Environ 1.219 mères du continent ont donné naissance à des bébés dans les salles d'urgence d’Hong Kong en 2011, un chiffre qui a pratiquement triplé par rapport à 2010.

Parmi elles, se trouvait une mère séropositive dont l'état a seulement été détecté après le travail, a indiqué Wu, qui est aussi membre du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC).

En 2011, sur les 44.000 femmes du continent qui ont donné naissance à Hong Kong, 33.000 sont allées dans les hôpitaux privés, selon des statistiques officielles.

En fait, le quota pour les hôpitaux privés reste inchangé. Ils préfèrent les mères du continent parce qu'elles ont des revenus plus élevés, a confié M.Wu.

Actuellement, une naissance naturelle coûte près de 40 000 $ HK dans les hôpitaux privés.

«Notre département ne dispose que d'un contrôle sur les hôpitaux publics et seulement le gouvernement de Hong Kong peut parler avec les privés, d’une limite" a-t-il ajouté.

"Nous avons gardé la plupart des lits de maternité dans les hôpitaux publics pour les mères locales, mais il y a des plaintes fréquentes au sujet d’une contrainte sur les lits par rapport au privé", a-t-il reconnu.

Chan Yuen-han, un membre de la CCPPC de Hong Kong, a également appelé le gouvernement de Hong Kong à prendre des mesures pour empêcher les mères du continent de donner naissance dans la région administrative spéciale.

"Hong Kong dispose de ressources limitées, non seulement pour fournir des lits pour les femmes enceintes, mais aussi pour l'éducation et les soins de santé. Si de plus en plus de femmes en provenance du continent donnent naissance à Hong Kong, nous serons confrontés à une pénurie importante de ressources sociales dans un proche avenir», alerte Mme Chan.

D’après plusieurs sources et l'Autorité de Hong Kong Hospital, le gouvernement vise à limiter le nombre de femmes enceintes à partir du continent donnant naissance à Hong Kong à 35.000 dans les hôpitaux publics et privés chaque année.

"La limitation ne devrait pas étre considérée comme un parti pris contre les mères du continent. L'actuel gouvernement de Hong Kong, dans une certaine mesure, n'a pas réussi ses dernières années, à protéger les droits de ses habitants alors que de nombreuses femmes enceintes locales ont du mal à donner naissance à Hong Kong"a noté Mme Chan.

Peggy Tai, un porte-parole de l'hôpital Queen Elizabeth, qui est publique, estime que l’hôpital devrait essayer de faire en sorte que les femmes enceintes locales à Hong Kong aient la priorité dans l'utilisation de son service de maternité.

Tai a ajouté que l'hôpital public a recruté des médecins et infirmières pour renforcer son personnel, afin de promouvoir la qualité du service.

Parmi une estimation de 51.000 femmes enceintes locales chaque année, plusieurs milliers choisissent d'accoucher dans les hôpitaux privés, d’après de précédents rapports.

L'année dernière, sur un total de 49.000 femmes accouchant dans des hôpitaux privés, 33 000 venaient de la partie continentale, selon Wu.

Yu Kai, le chef du département d’obstétrique et de gynécologie de l'Union Hospital, un hôpital privé, a déclaré qu'ils accepteraient moins de mères du continent à l'avenir et probablement pourrait réduire le nombre de 10 % l'année prochaine.

Plus de femmes enceintes locales seront admises et pourront bénéficier d'un meilleur service à l'hôpital.

"Nous n'avons pas assez d’obstétriciens pour gérer l'augmentation du total des naissances", a déclaré Wu, ajoutant qu'il y avait maintenant environ 1.000 obstétriciens à Hong Kong.

La limite sur les femmes enceintes n'est pas discriminatoire, a-t-il expliqué.

"Avec plus d’hôpitaux et de personnel médical, nous pourrions sûrement accueillir les femmes enceintes du continent", précise t-il, ajoutant que ce serait bon pour les bébés nés de mères du continent de rester à Hong Kong, pour aider à soulager le problème du vieillissement local.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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