Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>Vie SocialeMise à jour 09.02.2012 08h44
La peine de mort imposée à une importante femme d'affaires pèse lourd
Wu Ying subit son procès au tribunal intermédiaire populaire de Jinhua, province du Zhejiang, le 16 avril, 2011.

Wu Ying, une femme d'affaires qui a fait partie de la liste des femmes les plus riches de la Chine, n'a plus qu'un seul espoir de survie.

Maintenant condamnée à mort, l'ancienne milliardaire de 31 ans attend, de la part du tribunal supérieur, une révision finale de sa peine de mort qui a été confirmée par un tribunal local le mois dernier, quelques jours avant le Nouvel An chinois.

Shen Ziming, le juge qui préside l'affaire au tribunal populaire supérieur de la province du Zhejiang (Chine de l'Est), a déclaré au Service des nouvelles de Chine que le tribunal avait approuvé le précédent jugement après avoir découvert que, de 2005 à 2007, la défenderesse avait illégalement collecté jusqu'à 770 millions de yuans (122 millions $) auprès de 11 prêteurs en leur promettant des rendements élevés, et que par conséquent, elle devrait être « sévèrement punie » pour son évidente combine à la « chaîne de Ponzi », car elle a causé « de lourdes pertes au pays et à des gens par ses crimes graves.

Selon le juge Shen, Mme Wu a caché sa dette aux prêteurs et a prétendu être puissante financièrement « en faisant étalage de ses bijoux et en enregistrant des compagnies symboliques ».

Selon le Code pénal de la Chine, une personne condamnée pour fraude financière est passible de la peine de mort si le montant d'argent impliqué est « particulièrement considérable » et si les pertes d'intérêts sont « particulièrement lourdes » pour l'État et les personnes.

Bien que certains experts en droit aient appuyé le jugement, un vaste mouvement de sympathie et des appels en faveur de cette femme aux cheveux courts et au teint clair ont rapidement occupé le premier rang sur le site de microblogage le plus populaire du pays.

Les spéculations allaient bon train sur l'à propos de l'accusation et on se demandait si la peine capitale est une punition trop sévère pour un crime financier non violent.

Zhang Sizhi, un avocat de 85 ans de renommée nationale, a adressé une lettre ouverte au tribunal supérieur, plaidant en faveur d'un réexamen quand il a exercé son droit de révision, parce que des « doutes raisonnables» persistent toujours.

Zhang Yanfeng, l'avocat de Mme Wu, soutient que l'affaire ne constitue pas un crime de fraude financière, une accusation qui exige de collecter des fonds du grand public en employant « l'escroquerie » dans le but d'approprier ces fonds de manière illégale.

« Neuf des 11 prêteurs sont de vieux amis de Mme Wu et ne devraient pas être considérés comme le grand public », a déclaré Yang Zhaodong, un des avocats de Mme Wu.

Il a alors dit que Mme Wu avait employé les fonds pour investir dans des sociétés de commerce, des hôtels et dans l'immobilier, au lieu d'employer l'argent pour éponger sa dette existante et pour acheter des objets de luxe personnels, ce dont l'accusent les procureurs.

Un témoignage oral montre que les prêteurs croient toujours que Mme Wu a emprunté l'argent pour améliorer sa marge de financement plutôt que pour en obtenir la possession illégale et s'en servir pour son plaisir personnel.

Insistant sur le fait que sa fille est innocente, Wu Yongzheng, un homme au visage osseux et au teint légèrement bronzé, croit que sa fille est traitée injustement parce que l'affaire « implique des fonctionnaires ».

Pendant les années 1980 et 1990, quand l'ouverture du pays a suscité un boom économique et a fait augmenter les crimes financiers, beaucoup de crimes économiques, y compris celui de fraude financière duquel Mme Wu est accusée, ont été ajoutés.

Indépendamment des doutes sur l'affaire elle-même, l'outrage public concernant la peine de mort imposée à Mme Wu provient également de la sympathie pour sa vie légendaire et des soucis que la punition puisse éventuellement décourager l'esprit d'entreprise de la base, particulièrement quand un grand nombre de petites entreprises des régions côtières de la Chine sont en difficulté ou ont dû fermer.

Fille d'un paysan d'une petite ville du Zhejiang, province connue pour ses entreprises familiales florissantes, Mme Wu a commencé par ouvrir un petit salon de beauté à l'âge de 22 ans, en 2003. Avant d'être arrêtée, quatre ans plus tard, elle était déjà propriétaire d'au moins sept compagnies regroupant environ 780 employés.

Source: China.org.cn

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
Nouvelles principales du 8 février
Sélection du Renminribao du 8 février
L'essor des relations sino-africaines surprend l'Occident
Des centaines de millions yuans pour former des animateurs d'émissions ?
L'euro fête ses dix ans : quel choix faut-il faire ?