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Français>>Vie SocialeMise à jour 30.01.2012 16h44
Pressions à l'horizon pour les « bébés dragons » en Chine

Bien que le dragon semble inspirer de la frayeur à certains, beaucoup de jeunes couples chinois sont déterminés à avoir un enfant cette année malgré les pressions que leur progéniture pourrait devoir affronter dans les années à venir.

Un médecin de Hong Kong prévoit une augmentation de 5 % de la population de nouveau-nés pendant l'année du Dragon qui a commencé lundi, et Shanghai, la plus grosse ville de Chine, prévoit 180 000 bébés dragons cette année.

Les services de maternité des hôpitaux de Shanghai étaient même bondés pendant le congé du Nouvel An lunaire.

À l'Hôpital du peuple no 10, plus de 40 bébés sont nés pendant les cinq premiers jours du Nouvel An lunaire. Les travailleurs médicaux ont été obligés d'installer des lits supplémentaires dans chaque salle de maternité pour accueillir les nouveau-nés et leur mère.

Compétition pour les ressources

À Beijing, chaque lit de l'Hôpital de la maternité de la ville était réservé depuis le mois d'août. L'hôpital a décidé d'accueillir un maximum de 1 000 femmes enceintes chaque mois afin de garantir des places dans la salle d'accouchement au moment prévu pour la naissance.

Li Jing, une femme enceinte de Jinan, province du Shandong (Chine de l'Est), en a déjà assez de devoir attendre plusieurs heures pour son contrôle prénatal.

Pour ainsi dire, j'avais « prévu » que mon bébé naisse durant l'année du Dragon, parce que toute la famille croit qu'un bébé dragon est de bon augure, confie Mme Li, qui doit accoucher en avril.

« Mais il y a tant de bébés dragons qui sont prévus cette année. Dans quelques années, il leur sera difficile d'entrer dans les jardins d'enfants et les écoles», révèle-t-elle.

Mme Li a de bonnes raisons de s'inquiéter, car tous les récents baby-booms qui sont survenus dans la dernière année du Dragon en 2000, dans l'année propice du « Cochon d'or » en 2007 et en 2008, l'année où la Chine a accueilli les Jeux olympiques, ont été suivis par des pénuries de ressources allant de la disponibilité des lits dans les salles d'accouchement aux places dans les jardins d'enfants et les écoles primaires.

Yang Qin, un agent de bureau de Jinan, se rappelle avoir dû « graisser la patte » à un directeur de jardin d'enfants, puis à un proviseur d'école primaire afin de garantir une place à sa fille qui est née en 2000.

« Quand ma fille était au jardin d'enfants, il y avait 25 enfants dans chaque classe, contre 18 les années précédentes. Quand elle est entrée à l'école primaire, plus de 500 enfants se faisaient concurrence pour 160 places », déclare M. Yang.

À Beijing, en dépit des efforts déployés par le gouvernement au cours des deux dernières années pour ouvrir plus de jardins d'enfants afin d'accueillir les enfants nés en 2008, certains « bébés olympiques » ont dû attendre pour entrer au jardin d'enfants.

Pression à l'horizon

De plus, les parents des baby-boomers subissent souvent sous une plus grosse pression financière.

Les médias locaux ont rapporté des augmentations de prix des services de nourrices à Beijing et à Tianjin.

À Tianjin, les nouveaux parents doivent payer de 6 000 à 8 000 yuans (952 à 1 269 $) pour une nourrice de bonne formation qui s'occupera de leur bébé au cours du premier mois. Le prix est plus élevé que le revenu mensuel combiné de nombreux couples.

En dépit des coûts élevés, Gui Ying, une nourrice qualifiée pour les nouveau-nés, a signé sept contrats qui la garderont occupée jusqu'à la fin de l'été.

Wang Zhongwu, professeur de l'université du Shandong, pense que le baby-boom reflète en partie les attentes élevées des jeunes couples pour la prochaine génération.

« La plupart de ces jeunes couples sont nés dans les années 1980 et ont grandi comme enfant unique à la maison, indique le professeur Wang. Naturellement, ils espèrent créer les conditions les plus favorables pour leur propre enfant, y compris son signe de naissance. »

Ces jeunes parents risquent toutefois de créer des obstacles pour leur enfant, étant donné les ressources limitées et la probable allocation irrationnelle de ces ressources, dit-il.

« En outre, les enfants peuvent sentir la pression quand ils connaissent les attentes de leurs parents. »


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Source: China.org.cn

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