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Français>>Vie SocialeMise à jour 22.11.2011 13h50
Quand des remèdes chinois anciens sont traduits en médicaments occidentaux modernes...

Les remèdes chinois anciens pourraient aider l'Occident à développer les medicaments de demain, grâce à une base de données publiée le mois dernier.

La Chem-TCM est la base de données la plus complète en son genre et traduit plus de 12 000 composants chimiques issus de plus de 300 sortes d'herbes utilisées dans les médicaments traditionnels chinois (MTC) en terminologie occidentale.

« Les chercheurs du futur pourront dès à présent être en mesure de mieux comprendre les bases chimiques de remèdes utilisés depuis des milliers d'années », dit David Barlow, du King's College London (KCL), qui a participé au développement de la base de données.

Les composants chimiques des MTC sont rarement utilisés en tant que matières premières pour développer des médicaments occidentaux, parce que leur nature complexe rend leur processus d'enregistrement difficile.

Cette base de données pourrait aussi apporter une réponse à l'un des problèmes d'enregistrement des MTC au Royaume-Uni. En effet, une directive de l'Union Européenne entrée en vigueur au Royaume-Uni en mai dernier rend illégale la vente sans ordonnance de MTC par des professionnels de santé, sauf pour les variétés enregistrées auprès de l'organisme de surveillance de la sécurité des médicaments au Royaume-Uni, la Medicines and Healthcare Products Agency.

Selon ce texte, les MTC qui souhaitent être enregistrés comme produits à base d'herbes au Royaume-Uni doivent prouver qu'ils ont été utilisés pendant au moins quinze ans dans l'Union Européenne, ce qui est difficile pour les MTC entrés récemment sur le marché britannique.

Mais il y a une solution alternative : entrer dans l'UE en tant que produits de pharmacie.

Pour contourner cette difficulté technique tout en tirant avantage des milliers d'années de sagesse des MTC, la base de données permettra de mettre en parallèle les composants chimiques occidentaux avec les propriétés biologiques similaires des MTC ayant une bonne efficacité à guérir des symptômes spécifiques.

Déjà reconnus par les organismes de réglementation occidentaux, ces composants chimiques occidentaux peuvent ensuite être transformés en produits de pharmacie, en tant que composants de base.

« Les médicaments traditionnels chinois ont connu une remarquable renaissance ces dernières années », a dit M. Barlow.

« Cependant, le langage unique qui est utilisé pour décrire les différentes catégories de médicaments a entravé la compréhension efficace de l'un des systèmes alternatifs de médicaments les plus développés et les plus matures que l'on ait jamais vu ».

Le Professeur Peter Hylands, un autre chercheur du KCL pour la base de données, espère que les nouvelles informations rendues disponibles faciliteront ce processus.

« Les produits de pharmacie entrant au Royaume-Uni doivent subir des études rigoureuses de sécurité, de qualité et d'efficacité, et cela constitue un véritable défi, à moins que les personnes chargées de la réglementation puissent en savoir davantage sur les ingrédients des MTC dans une terminologie qui leur est déjà familière », dit le Professeur Hylands.

Michael McIntyre, Président de l'Association Européenne des Praticiens des Médicaments à Base d'Herbes et Traditionnels, pense quant à lui que le développement des MTC en produits de pharmacie n'est pas une solution pratique aux problèmes de réglementation des MTC dans l'UE.

« Une réglementation légale des praticiens des MTC est une solution à faible coût, techniquement simple et rapide pour s'assurer de la sécurité des MTC au Royaume-Uni », dit M. McIntyre.

Le Secrétaire à la Santé britannique a donné son accord un peu plus tôt cette année à un plan demandant au Conseil des Professions de Santé pour établir un registre des praticiens proposant des remèdes à base de plantes non enregistrées auprès de l'HRMA. Mais on ne sait pas encore quand ce processus sera achevé.

M. McIntyre voit quant à lui les choses de cette manière : « C'est formidable d'en savoir autant que possible sur les herbes médicinales, d'un point de vue pharmaceutique. Mais nous devons aussi faire attention à préserver les compétences des praticiens des MTC. Traiter les herbes médicinales comme des composants chimiques pharmaceutiques pourrait avoir pour conséquence de perdre de vue une grande tradition ».

Le KLC possède la totalité des droits de propriété intellectuelle de la base de données, et il en a accordé la licence à Timtec, une entreprise qui a commercialisé la base de données.

L'équipe du Professeur Hylands a commencé à travailler sur la base de données il y a cinq ans avec des chercheurs de l'Institut Materia Medica de Shanghai.

« Notre prochaine tâche est d'ajouter davantage de rigueur dans l'analyse et le contrôle de qualité des composants chimiques de notre base de données », a ajouté le Professeur Hylands.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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