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Français>>Vie SocialeMise à jour 07.11.2011 14h17
Les personnes à l'affût de profits se tournent vers le vin rouge

Boire du vin rouge et investir dans ce secteur en Chine est une activité en pleine expansion, mais les experts disent que ceux qui veulent gagner de l'argent doivent considérer cette activité sur le long terme.

Des chiffres de A.T. Kearney (ATK), une société de consultants américaine, laissent entendre que les revenus générés par les ventes de vin en Chine ont atteint quelque 53 milliards de Yuans (8,28 milliards de Dollars US) en 2009, profitant du goût croissant pour le vin et de la prise de conscience croissante de l'importance de la santé. ATK a souligné que tant le volume que la valeur ont connu une croissance de 15% ou plus sur une base annuelle ces dernières années.

Howard Abe, spécialisé dans les biens de consommation et les pratiques de vente au détail chez ATK, dit que le secteur des vins rouges en Chine a de brillantes perspectives, avec un taux de croissance annuelle cumulée de 12,2% de 2010 à 2015.

« Le vin est devenu un symbole de style de vie urbain envié, qui affiche sophistication, vitalité et statut social », a dit M. Abe. « De nombreuses personnes achètent du vin comme cadeau pour les autres, ce qui diffuse plus encore la culture du vin en Chine ».

M. Abe dit que le lieu d'origine est le facteur le plus important dans ce qui décide de la valeur d'une bouteille de vin pour les Chinois.

« Les vins français sont en tête des importations, avec des parts de marché de 50%, et elles continuent à augmenter, du fait de leur réputation et de leur longue histoire », a dit M. Abe.

L'accroissement de la demande pousse le prix des vins à des niveaux historiquement élevés. Par exemple, une bouteille de Lafite 2008 se vendait 2 550 Yuans quand elle était apparue pour la première fois sur le marché. Aujourd'hui, elle s'échange à quelque 12 620 Yuans, soit une augmentation de près de 500% en à peine trois ans.

Le Centre d'Echange des Vins de Shanghai (SWEC) estime que le taux de retour pour les investissements dans les vins de luxe est de près de 30% par an. Pour situer mieux encore le contexte, les retours pour les investissements dans l'or ne sont pas aussi optimistes cette année.

Le SWEC est le premier centre d'échanges des vins formellement créé à Shanghai. Il a été lancé en septembre, et permet aux investisseurs de négocier du vin en ligne. Wang Jiaqi, Directeur du développement du marché chez SWEC, dit que près de 2 000 investisseurs ont déjà ouvert un compte chez eux.

Le SWEC laisse entendre que les vins provenant de cinq vignobles célèbres comme le Château Lafite Rothschild et le Château Tertre Roteboeuf sont parmi les préférés des Chinois, et ont enregistré les hausses de prix les plus significatives ces dernières années.

Bien que la dégustation de vin soit populaire, la culture du vin en Chine reste encore peu sophistiquée. Les experts de l'industrie disent que les investisseurs et consommateurs chinois ne sont peut-être pas capables de savoir vraiment faire la différence entre le bon et le mauvais vin.

« La plupart des consommateurs chinois n'ont pas la moindre idée de la valeur intrinsèque du vin. Ils font davantage attention au lieu d'origine, à l'année de production et à l'appellation, parce que ces éléments peuvent refléter directement la valeur du vin », a dit Zhou Siran, un analyste de l'industrie alimentaire chez CI Consulting.

Tout comme les alcools blancs de luxe, le baijiu chinois, sont appréciés lors des banquets d'affaires, le vin rouge l'est aussi à présent. Cependant, comparé avec le baijiu, la reconnaissance de la « marque » des vins rouges est nettement plus faible.

« J'ai invité un ami à déguster une bouteille de Lafite, mains il ne l'a pas identifié en tant que tel au premier abord. Il en a aimé le goût et m'a demandé de lui en acheter deux caisses », a dit un homme d'affaires de Shanghai qui a souhaité rester anonyme. « Quand il a découvert le prix, il a été surpris et a changé d'avis ».

Alors que le secteur des investissements dans le vin continue à se développer, en particulier à une époque de forte inflation où chaque chef de ménage cherche une façon d'éviter de voir ses actifs diminuer significativement, les experts insistent sur le besoin qu'il y a de s'assurer que les risques qu'ils prennent sont maîtrisés.

M. Zhou conseille ainsi aux investisseurs d'être prudents quand ils investissent dans le vin rouge, parce qu'une bulle pourrait bien se développer sur ce marché.

« Le mécanisme de protection des investissements en Chine n'est pas très élaboré, et les investisseurs manquent des connaissances nécessaires pour identifier la qualité du vin. De nombreuses personnes ne font que suivre les autres, dans l'espoir de faire des bénéfices rapides. Ce n'est pas facile de gérer les risques dans ces conditions », a dit M. Zhou.

Quant à M. Abe, d'ATK, il suggère également aux investisseurs de ne considérer les retours sur investissement que sur le long terme.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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