Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>Vie SocialeMise à jour 06.11.2011 11h04
Weibo en guerre contre les rumeurs

Avec des millions d’utilisateurs partageant chaque jour informations et opinions via les microblogs, il n’est pas étonnant que les rumeurs se propagent si vite.

C’est pour cela que des personnes comme Tan Chao sont là pour les tuer dans l’oeuf.

En tant que chef du département de « contrôle des rumeurs » de la plateforme de microblogs Sina Weibo, Tan dirige une petite équipe chargée de vérifier les billets publiés par les internautes et de retirer toute information qui se révèle fausse.

« Cette tâche est vitale, car nous voulons protéger la vérité et maintenir un web non pollué », a-t-il indiqué mercredi dans une interview téléphonique.

« Beaucoup d’informations sont publiées sur Weibo, et celles qui accrochent le regard attirent un grand nombre de gens. Cependant, les utilisateurs ne sont pas toujours très aptes à distinguer le vrai du faux. Ils peuvent facilement être trompés. »

Par exemple, la rumeur d’un professeur armé d’un couteau ayant pris des élèves en otages à l’école élémentaire No 55 de Beijing a circulé le 26 octobre. Plusieurs médias, dont le China Daily, ont envoyé des équipes sur place pour finalement s’apercevoir que l’information était montée de toutes pièces.

« Si ces rumeurs infondées sont publiées sur notre plateforme, il est important que nous les voyions et que nous les retirions afin de préserver notre réputation en tant que source fiable. »

Établi au siège pékinois de Sina, dans le quartier de l’informatique de Zhongguancun, le bureau de contrôle des rumeurs est composé de dix employés, dont Tan, qui se relaient 24 heures sur 24.

Les membres de l’équipe travaillent par périodes de huit heures, parcourant les microblogs et étudiant les plaintes des usagers concernant des informations erronées, alors qu’un éditeur est chargé de vérifier la véracité des informations.

L’âge moyen des membres de l’équipe est 28 ans, et la plupart sont des journalistes accomplis recrutés auprès du département média de Sina.

« Un bon sens journalistique est un facteur auquel nous attachons beaucoup d’importance lorsque nous recrutons », explique Tan. « Ce travail requiert un oeil aiguisé et de bonnes facultés de communication. »

« Trois des personnes qui travaillent chez nous ont une grande expérience dans les médias traditionnels, principalement journaux et magazines, ce qui nous permet de gagner du temps pour détecter les informations fausses et rechercher des faits. »

Bien que certaines enquêtes soient très simples et ne nécessitent que de consulter des sources, d’autres forcent parfois l’équipe à appeler les personnes concernées afin de vérifier les faits.

Outre les employés, Tan explique que l’entreprise repose également sur un système informatique capable de rechercher les rumeurs. Il refuse toutefois de livrer davantage de détails, insistant sur le fait qu’il s’agit d’un secret commercial. Une demande pour visiter les locaux a également été rejetée.

Les utilisateurs de Sina Weibo qui se jouent des termes de service de la compagnie, en postant par exemple des rumeurs infondées, risquent de voir leurs comptes suspendus, voire, dans les cas extrêmes, complètement effacés.

Tan indique que la plupart des contrevenants reçoivent un avertissement et que tous les billets incriminés sont retirés.

Cependant, Qian Jun, un avocat pékinois spécialisé dans les dossiers liés à internet auprès du cabinet Ying Ke, précise que les personnes qui propagent les rumeurs risquent des amendes, de la détention ou même de la prison si leurs comportements ont des effets sérieux sur autrui ou sur la société.

Par exemple, les personnes reconnues coupables de diffuser des « informations terroristes » encourent une peine de prison de plus de cinq ans, selon le Code pénal.

« Les rumeurs sur les microblogs sont difficiles à empêcher. Les informations se propagent très rapidement, et il n’est pas facile pour l’équipe de supervision de toutes les trouver à temps », ajoute Qian. « Chaque internaute doit vérifier les faits avant de faire suivre une information afin d’éviter de diffuser de fausses rumeurs à d’autres personnes. »

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
Rencontre des présidents chinois et russe à Cannes
Nouvelles principales du 4 novembre
La route qui est devant nous est encore cahotique
Le dialogue est la « meilleure façon » d'éviter la guerre commerciale
La fin tragique de Kadhafi va profiter à la campagne électorale de Barack Obama