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Français>>Vie SocialeMise à jour 12.10.2011 11h09
(Parcourir la Chine) Les prêts sans intérêt aident les femmes musulmanes à créer leur entreprise

Après huit années de labeur dans une fabrique de vêtements, avec un salaire mensuel d'au plus 500 yuans (75 dollars), Bai Fenglan a réussi à devenir son propre patron et dirige maintenant une entreprise florissante.

En décembre 2009, Bai Fenglan, une mère célibataire de la préfecture autonome Hui de Linxia dans la province du Gansu, a ouvert, avec plusieurs femmes au foyer, une petite usine de nourriture halal.

"Mon âge me désavantageait dans la concurrence avec les jeunes couturières dans la fabrique de vêtements, j'ai donc dû trouver un autre moyen de subvenir aux besoins de mon fils de six ans", a confié Bai Fenglan.

L'entreprise, spécialisée dans la fabrication de ravioli surgelés et de boulettes de viandes, a été lancée avec un modique budget, mais les affaires se sont développées depuis que Bai Fenglan et ses partenaires, quatre autres femmes musulmanes, ont fait une demande de prêt sans intérêt de 300 000 yuans auprès de la Fédération des femmes de la préfecture l'année dernière.

"Nous avons utilisé ce fonds pour acheter des machines modernes et agrandir nos locaux", a-t-elle indiqué.

Fin 2010, l'usine, couvrant une superficie de 130 mètres carrés, a réalisé une valeur de production de 840 000 yuans. Ces produits sont bien accueillis dans les communautés musulmanes dans les autres régions de la province, ainsi que dans la province du Qinghai et la région autonome du Tibet.

Le programme de prêts sans intérêt dont Bai Fenglan a bénéficié a été lancé à travers le pays par la Fédération des femmes de toute la Chine, le ministère des Finances, le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale et la banque populaire de Chine en 2009.

Le programme cible les femmes, âgées de 18 à 55 ans, souhaitant créer une entreprise et étant en mesure de rembourser le prêt initial, selon Zhang Yonghua du Comité de travail pour les femmes et les enfants de la préfecture.

"Les participants au programme sont encouragés à créer leur propre entreprise. Dans le cas où ils ne sont pas prêts, ils sont autorisés à participer à la gestion d'une entreprise et à toucher des dividendes en devenant actionnaires", a ajouté Zhang Yonghua.

Les croyances religieuses exigent que les femmes musulmanes donnent la priorité à la famille, mais elles ne leur interdisent pas d'aspirer à une carrière. Toutefois, selon Zhang Yonghua, beaucoup de femmes musulmanes sont confinées à la maison en raison des traditions et du manque d'éducation.

Fin septembre, ce prêt, totalisant 527 millions de yuans, a été accordé à plus de 15 000 femmes dans la préfecture de Linxia.

En plus de réaliser des profits, ce programme peut également enrichir la vie des femmes musulmanes, ainsi que leur donner une voix plus forte au sein de la famille, a affirmé La Lixia, directrice de la Fédération des femmes de la préfecture.

"Je n'aurais jamais imaginé être actionnaire de l'entreprise familiale. Auparavant je pouvais seulement contribuer à la tâche, désormais je peux gagner de l'argent," a déclaré Ma Xiulan, une femme musulmane du bourg de Daban dans la préfecture de Linxia.

En mai, Ma Xiulan et sa belle-soeur ont demandé conjointement un prêt de 60 000 yuans et ont investi l'argent dans les opérations de l'entreprise familiale d'élevage de bétail.

"Aujourd'hui je me sens plus confiante lorsque j'exprime mon opinion à la maison", a-t-elle avoué.

Source: xinhua

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