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Français>>Vie SocialeMise à jour 27.09.2011 09h27
Améliorer l'étude de l'acupuncture

Bien qu'elle soit le berceau de la médecine traditionnelle chinoise (MTC), la Chine doit déployer plus d'efforts pour améliorer sa capacité de recherche universitaire en acupuncture, une forme de MTC, afin de devenir un chef de file mondial tant du point de vue universitaire que sous l'aspect clinique.

Actuellement, parmi toutes les thèses scientifiques sur l'acupuncture qui sont répertoriées par le Science Citation Index (SCI), un célèbre répertoire mondial de thèses, seulement 5 % sont originaires de la partie continentale de Chine, selon Wang Linpeng, directeur du Centre d'acupuncture et de moxibustion de l'hôpital de médecine traditionnelle chinoise de Beijing, qui est affilié à l'Université de médecine de la Capitale.

Bien que les acupuncteurs chinois excellent sans contredit dans le monde sur le plan de la pratique clinique, « ils ne sont pas aussi bons que leurs homologues étrangers pour ce qui est de la capacité universitaire, en particulier dans les méthodes de recherche occidentales et la conception de tests de laboratoire », a-t-il déclaré, vendredi, au China Daily pendant le Symposium international 2011 sur l'acupuncture.

Les études effectuées par des praticiens de MTC - dont les acupuncteurs - se concentrent en grande partie sur leur domaine de spécialisation, et peu d'entre eux sont bien sensibilisés aux intérêts mondiaux de cette science médicale qui s'est avérée efficace depuis des milliers d'années, a-t-il déclaré.

« Les praticiens chinois de MTC sont très bons pour traiter les conditions, mais ils sont maladroits à montrer comment et pourquoi cela fonctionne vraiment dans un « langage » et d'une « façon » qui sont acceptés internationalement, a affirmé Gao Sihua, président de l'Université de médecine chinoise de Beijing.

« Cela est particulièrement vrai dans les milieux de la MTC, où peu de praticiens chinois vont suivre régulièrement les articles scientifiques et les tendances de la recherche à l'échelon international », a déclaré M. Wang.

D'après le nombre d'articles sur l'acupuncture répertorié par le SCI, les États-Unis et les pays européens sont les chefs de file, a-t-il dit.

Si rien ne change, dans 30 ans, les Chinois devront apprendre des étrangers en matière de MTC, a averti Wang Guoqiang qui dirige l'Administration nationale de MTC.

Selon M. Wang, pour la plupart des chercheurs chinois, les experts étrangers étudient des sujets de base en acupuncture. « Ils connaissent mieux le protocole de recherche en laboratoire et ses méthodes », a-t-il affirmé.

Les Chinois sont également capables de faire de la recherche de haut niveau en MTC, dont l'acupuncture, de le faire jusqu'à atteindre des normes internationalement reconnues, et de faire répertorier plus de thèses par le SCI, a-t-il affirmé.

Certains experts en MTC ont averti que suivre cette voie pourrait nuire aux caractéristiques de la MTC, mais M. Wang, n'est toutefois pas d'accord.

« Bien expliquer pourquoi et comment la MTC travaille internationalement aide également les chercheurs chinois à approfondir leur compréhension de la science médicale », a-t-il dit.

Nicola Robinson, rédactrice en chef du journal européen de médecine intégrative, a invité les experts chinois en MTC à faire plus de recherches en MTC en se basant sur des preuves acquises en laboratoire.

Bien qu'elle soit pratiquée dans plus de 160 pays, l'acupuncture n'a pas été intégrée dans les services nationaux de santé de la plupart de ces pays, en grande partie parce que les preuves acquises en laboratoire ne sont pas suffisamment bonnes, dit-elle.

Source: China.org.cn

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