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Français>>Vie SocialeMise à jour 23.08.2011 09h40
Beijing ne devrait pas être classée au huitième rang des villes chinoises

J'ai toujours eu beaucoup de mal à prendre très au sérieux les classements portant sur la soi-disant « habitabilité » ou la « qualité de vie » des villes. Par exemple, le dernier des classements de ce genre établi par le magazine Forbes pour les villes américaines place Pittsburgh à la première place. Ni Seattle, depuis longtemps synonyme d'habitabilité, sans parler des autres grandes métropoles américaines comme New York, Boston, Chicago, San Francisco, et Los Angeles, ne figurent dans les dix premières places de cette liste.

Et pour la Chine, c'est la même chose. Le tout récent Indice de la Qualité de la Vie des Villes de Chine publié par l'Institut des Sciences Sociales de l'Economie et l'Université d'Economie et d'Affaires de la Capitale, qui s'est basé sur l'opinion des habitants et des données concrètes, comme le revenu par tête, a placé Beijing au huitième rang en Chine. La capitale non seulement se retrouve après Shanghai et Guangzhou, mais aussi après des villes de second plan, comme Hohhot et Shijiazhuang, la capitale de la Province du Hebei.

Certes, je concède volontiers que Beijing a sa part de problèmes. L'explosion des prix de l'immobilier a fait que le logement dans cette ville, rapporté aux revenus des habitants, est plus cher que dans n'importe quelle autre ville de la planète. Beijing fait aussi face à un grave problème de pénurie d'eau. Et oui, elle a aussi la terrifiante Grande Muraille de la Circulation.

Mais l'accessibilité des logements est aussi au problème à Guangzhou et à Shanghai. Et si cette dernière peut être froide en hiver, à la différence de Beijing, ses appartements ne sont pas chauffés, ce qui fait que ses habitants se gèlent chez eux pendant trois mois de l'année. En revanche, les habitants de Beijing, eux, restent douillettement au chaud pendant la plus grande partie de la saison froide. Enfin, du fait de sa localisation dans la Province du Hebei, Shijiazhuang connaît une pénurie d'eau encore plus grave que Beijing, et la qualité de son air n'est guère meilleure que celle de la capitale.

Qui plus est, tant Shijiazhuang que son homologue plus verte de Mongolie Intérieure, Hohhot, sont loin de pouvoir rivaliser avec Beijing en termes d'opportunités d'emploi. Quand il s'agit de chercher de bonnes perspectives d'emploi, les jeunes quittent ces endroits pour d'autres comme Beijing, plutôt qu'ils ne viennent dans ces villes.

Bien sûr, Beijing ne vaut pas Shanghai ou Guangzhou en tant que centre d'affaires. Cela dit, elle n'est pas très loin derrière ces métropoles sur ce plan, et elle peut se targuer d'avoir un secteur de la haute technologie en pleine croissance, largement absent à Guangzhou. Et Beijing surpasse Shanghai et Guangzhou quand il s'agit d'opportunités d'emploi en dehors du secteur des affaires, et en particulier dans l'éducation, les médias, les fondations et autres organisations non gouvernementales.

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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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