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Français>>Vie SocialeMise à jour 22.08.2011 08h13
L'argent fait-il disparaitre l'anxiété ?
La spéculation boursière, une activité stressante.

On pense généralement qu'avec une vie matérielle plus aisée, on se plaint moins et on a un sentiment de sécurité plus fort. Cependant, l'anxiété touche tous les groupes de personnes dans notre société moderne.

Confucius disait que « 30 ans, c'est l'âge adulte ». Or ce credo est aujourd'hui transformé en « 30 ans, c'est l'âge d'être riche ». Les bases économiques et les conditions matérielles sont considérées comme la principale mesure du succès.

Quand la réputation et le statut, qui sont seulement des accessoires du succès, sont considérés comme le succès, que devient la quête spirituelle ?

Avancer en courant, jusqu'à épuiser ses forces

Li Ran, un jeune homme de 35 ans originaire du nord de la Chine, est resté à Guangzhou après avoir terminé ses études dans une université du sud en 1999. Dans cette ville étrangère, il a d'abord trouvé un travail temporaire, comme la plupart des diplômés. Il a travaillé dans des entreprises d'État, étrangères et privées. Il y a quelques années, Li Ran et deux amis ont ouvert une usine de vêtements, dont il est l'actionnaire principal avec 45 % des parts. Grâce à des années d'efforts assidus, leur usine compte aujourd'hui un personnel de 300 employés. Les vêtements fabriqués sont tous exportés et le chiffre d'affaires annuel atteint 100 millions de yuans. De plus, les activités se sont étendues en amont, de la fabrication des vêtements à la production du tissu. Certaines marques internationales sont aussi devenues ses clientes.

Son entreprise semble avancer de manière stable, mais Li Ran n'a pas de sentiment de sécurité, car la concurrence est acharnée dans le secteur. Dans le quartier Xintang, où se trouve son usine, il y a des plusieurs milliers d'entreprises de fabrication de vêtements. Tout changement infime dans le domaine des politiques, des capitaux ou du marché ajoute de l'incertitude à l'activité. Par exemple, les nombreuses commandes de cette année ne présagent pas à coup sûr une bonne année suivante.

Selon Li, l'espace de développement des entreprises privées n'est pas grand, car les prêts bancaires d'investissement ont un coût élevé. Son entreprise fonctionne aujourd'hui encore en s'appuyant sur l'endettement des actionnaires. « Quand on s'éveille chaque jour, on est endetté. Est-ce une vie facile ? », dit Li. Comme les produits sont exportés, Li Ran doit régulièrement faire des démarches auprès de la douane. Si les conteneurs d'expédition peuvent être réservés à l'avance et les formalités sont remplies le jour même, les produits pourront être directement chargés sur le navire. Mais si le dédouanement n'est pas fini, les produits doivent être transportés par avion, et cela signifie que l'entreprise perdra de l'argent sur la commande. Ainsi, le jour de l'expédition, Li Ran presse ses employés de se lever tôt pour aller faire la queue à la douane.

Li Ran dit que le système actuel de sécurité sociale, qui comprend les assurances maladie, accident et vieillesse, n'est pas parfait. « Bien qu'il y ait des assurances, on ne sait pas si elles sont suffisantes à garantir l'avenir. La société se développe si rapidement que les choses seront tout à fait différentes dans quelques années, sans compter des décennies plus tard », dit-il. Li Ran s'est fixé comme objectif de travailler aussi longtemps qu'il vivra, bien qu'il possède deux appartements donnant sur la rivière des Perles et qu'il n'a pas à se soucier de ses dépenses courantes.

Selon lui, les conditions matérielles sont devenues une mesure du succès et l'échelle est de plus en plus haute. « On dirait que tout est perdu si l'on n'est pas riche à la trentaine. Quand on est poussé par ce modèle de succès, comment ne pas être anxieux ? »

Pour ses affaires, Li Ran vit dans l'usine en semaine et rentre dans le centre le vendredi soir. Pour parcourir ce trajet de 45 minutes, il faut souvent compter près de deux heures en raison des embouteillages, ce qui ajoute à son stress.

Ce surmenage se ressent physiquement. Le trentenaire a un cœur qui pourrait avoir dix ans de plus et une vertèbre cervicale d'un homme de la cinquantaine. Les pressions externes et ses propres attentes rigoureuses sont finalement une arme à double tranchant.

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Source: China.org.cn

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