Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>Vie SocialeMise à jour 12.05.2011 13h26
Les Chinois sont peu favorables aux accords pré-mariage

Une enquête récente a montré que moins de 5% des couples des villes chinoises de premier plan ont conclu des accords pré-mariage, et près de 90% des personnes non mariées n'apprécient pas l'idée d'établir des listes officielles des biens qu'ils possédent avant de se marier.

La société Horizon Research Consultancy Group de Beijing a interrogé en décembre 2010 3 089 personnes âgées entre 18 et 60 ans et publié les résultats de l'enquête mardi. Les participants vivaient à Beijing, Shanghai, Guangzhou, et sept autres villes.

« Les accords pré-mariage peuvent être utiles pour établir certains faits légaux quand deux personnes divorcent, en particulier quand il s'agit d'établir à qui appartiennent certains biens meubles comme l'argent liquide ou les bijoux », a dit Ding Haibin, avocat spécialisé dans le mariage à Shanghai.

D'après la loi chinoise, la propriété des biens dépend de l'époque à laquelle ces biens ont été achetés. Si le mari ou la femme achète un logement avant le mariage, ce bien devient sa propriété exclusive. Mais s'il est acheté après la conclusion du mariage, il devient propriété conjointe.

M. Ding dit qu'en Chine la plupart des gens ne prennent pas la peine, avant de se marier, de faire enregistrer légalement qui a quoi. C'est particulièrement vrai dans les grandes villes, même pour les biens meubles.

D'après l'enquête, seuls 4,8% des couples chinois mariés ont conclu des accords pré-mariage. Et seuls 11,5% des répondants à l'enquête non mariés ont déclaré qu'ils prendraient la peine de faire enregistrer légalement certains de leurs biens avant leur mariage.

Expliquant pourquoi ils ne souhaitaient pas prendre ce genre de précautions, la plupart des répondants ont dit qu'ils étaient plutôt favorables à la notion traditionnelle selon laquelle faire enregistrer légalement ses biens avant le mariage « porterait atteinte aux sentiments de la personne aimée ».

« Ca fait un peu bizarre, comme si ma future femme et moi nous allions nous marier pour prendre les biens de l'autre », a dit Du Yinan, un employé du Gouvernement à Beijing, âgé de 25 ans.

Il dit n'avoir aucun projet de conclusion d'un accord avant son mariage.

« Ca ne fait rien, car aucun de nous n'a beaucoup d'argent à partager », a t-il dit.

25% des répondants ont dit que la conclusion de ce genre d'accord est la preuve que les deux partenaires d'un couple ne peuvent pas se faire mutuellement confiance.

Et 22% pensent que même si un couple est vraiment amoureux, leurs sentiments pourraient être atteints si une trop grande attention était portée à la propriété des biens.

De plus, 19,8% de ceux qui ont été interrogés ont dit qu'enregistrer qui possède quoi avant le mariage n'est pas nécessaire si le mari et la femme ont des revenus proches.

Shi Yao, un des rédacteurs du rapport sur le sondage, a également précisé que certains répondants ne songeaient pas à conclure un accord pré-mariage parce qu'ils ne connaissent pas la procédure légale qu'ils devraient suivre ni le montant de la somme qu'ils devraient dépenser pour cela.

En Chine, le taux de divorce a augmenté de 7,6% chaque année entre 2003 et 2010. Deux millions de personnes ont divorcé l'année dernière, d'après les statistiques du Ministère des Affaires Civiles.

Lors du premier trimestre de 2011, 465 00 couples se sont séparés en Chine, soit une augmentation de 17,1% par rapport à l'année dernière.







Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le président Hu appelle aux efforts conjoints pour faire progresser le partenariat sino-américain (vice-PM chinois)
La reconstruction après le séisme dans le Sichuan a remporté une "victoire décisive" (Premier ministre)
Le siècle de l'Asie est-il devant nous ?
Comment créer un "royaume idéal sur Internet" ?
Les Etats-Unis doivent évaluer à sa juste valeur la contribution du Pakistan à la lutte anti-terrorisme
Pourquoi faire tant de bruit sur la Marine chinoise ?
Une victoire plus symbolique que réelle