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Français>>Vie SocialeMise à jour 22.04.2011 08h18
Chine : les enfants et le pain français

Goûter à du pain français fabriqué par de jeunes Chinois représentait un bon accueil pour Dacian Ciolos, Commissaire à l'Agriculture de l'Union européenne (UE), qui effectue une visite en Chine.

Le Commissaire hoche sans cesse la tête en signe d'approbation lors de cette dégustation. Mais il y a juste six mois, ces jeunes Chinois orphelins ou issus de familles monoparentales ne se distinguaient pas encore dans un domaine particulier.

Il y a deux ans, douze Français travaillant à Shanghai ont initié une activité d'intérêt public -- apprendre aux orphelins ou enfants de familles monoparentales -- à fabriquer des gâteaux occidentaux. "Nous voulons démontrer notre affection pour la Chine à travers la mise en place de certaines activités. D'après nous, le mieux pour ces enfants est d'apprendre un savoir-faire spécifique", déclarait Céline Le Cotonnec, une des initiatrices du projet.

Ces Français ont préalablement mené une enquête d'un an sur le marché.

Ils ont donné à leur initiative un nom teinté de culture chinoise : Shanghai Young Bakers, SYB. Les stagiaires sont principalement des orphelins ou des jeunes de familles monoparentales, âgés de 17 à 23 ans. A chaque session, quelque 20 personnes suivent des études professionnelles durant un an. Pour les participants, le logement, la nourriture ainsi que la formation sont gratuits.

Song Xiuyun, une jeune femme de 20 ans issue d'une famille monoparentale, et dont la mère souffre d'une grave maladie, mène une vie difficile. Elle a raconté au journaliste que dans sa région natale, les filles n'ont pas souvent l'occasion de faire des études à cause des privilèges accordés aux garçons, et il est donc difficile pour elles de trouver un travail. "Mais je veux devenir une personne indépendante. Apprendre les techniques de fabrication des gâteaux occidentaux, cela me redonne de l'espoir".

Thomas Kalkhoven, un Français originaire de Lille, qui travaille dans une entreprise française de ferment alimentaire, est devenu formateur-boulanger depuis un an et demi à l'association.

"Tous les enfants suivent attentivement. Et avec eux, je suis aussi très heureux de faire progresser mon chinois", a-t-il indiqué.

Depuis 2009, le SYB a organisé trois formations et recruté environ 60 stagiaires. L'organisation a également figuré parmi les dix programmes d'intérêt public "l'influence des jeunes sur la société" de Shanghai.

"Maintenant, pour nous, le plus grand problème est le soutien financier durable. L'intérêt pour ces enfants chinois envers le pain français a été établi, nous espérons maintenant que l'aventure pourra se poursuivre, et que plus d'enfants puissent s'y développer pleinement", a fait savoir Thomas Meron, responsable du SYB.





Source: xinhua

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