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Français>>Vie SocialeMise à jour 20.04.2011 15h13
Les tacots dans la ligne de mire du Gouvernement de Beijing
Des véhicules roulant au pas dans une brume épaisse à l'heure de pointe, sur le pont Hangtian, dans le District de Haidian à Beijing, en février.

Le Gouvernement municipal envisage de faire disparaître 400 000 voitures polluantes de ses routes d'ici 2015.

Les autorités chargées de l'environnement à Beijing se sont en effet engagées à faire disparaître plus de 400 000 véhicules fortement polluants des voies de la capitale dans les cinq années qui viennent.

En tant que partie d'un plan ambitieux destiné à multiplier le nombre de « jours de ciel bleu », les responsables ont décidé de prendre pour cible les vieilles guimbardes qui répandent d'épaisses fumées dans l'atmosphère de la capitale.

Ce projet sera mené à bien pas à pas, avec 50 000 véhicules polluants amenés à disparaitre d'ici la fin de cette année, a dit Zang Yuanwei, Directeur de la Division de gestion des émissions de véhicules au Bureau de la Protection de l'Environnement, lors d'une conférence de presse destinée à la présentation du nouveau Plan Air Propre de Beijing.

Les voitures « label jaune », autrement dit celles qui ne respectent pas le standard moteur Euro I, sont déjà interdites à l'intérieur du 6e Périphérique, mais elles seront frappées de restrictions plus fortes encore.

Cependant, la façon dont le Gouvernement va s'y prendre pour atteindre son objectif à l'horizon 2015 reste obscure, M. Zang s'étant refusé à répondre aux questions des journalistes sur l'octroi ou non de subventions pour encourager les propriétaires de ces voitures à les abandonner.

En 2009, les autorités avaient réussi à faire disparaître 106 000 véhicules fortement polluants en offrant des primes. En deux ans, ce sont quelque 500 millions de Yuans qui ont été investis.

« Les mesures visant à limiter le nombre des nouveaux véhicules et à optimiser le nombre total des voitures sont envisageables pour le contrôle des polluants », a dit M. Zang, qui a ajouté que des règlementations à long terme seront publiées dans les mois qui viennent pour s'assurer une surveillance et un contrôle plus stricts, comme par exemple augmenter la fréquence requise pour les contrôles de sécurité des véhicules.

Beijing compte près de 5 millions de voitures sur ses voies, d'après les chiffres de décembre dernier, et pour soulager les encombrements les autorités ont déjà mis en oeuvre plusieurs politiques, dont un système basé sur les plaques d'immatriculation introduit en avril 2009, qui écarte les voitures des routes un jour par semaine.

Entre 1999 et 2008, la capitale a également relevé ses régulations en matières d'émissions, de Euro I à Euro IV. Et le bureau de la protection de l'environnement travaille au relèvement du standard à Euro V d'ici la fin de 2012.

« Les émissions d'une seule voiture fortement polluante équivalent à peu près à celles qu'émetttent vingt voitures normales », a dit He Kebin, professeur de sciences de l'environnement et d'ingénierie à l'Université Tsinghua.

Le plan air pur, qui a pour but de renforcer la qualité générale de l'environnement, a fixé un objectif de 292 « jours de ciel bleu » d'ici 2015, contre 286 jours l'année dernière.

Parmi d'autres projets, la construction de quatre centrales de chauffage électrique destinées à remplacer les installations actuelles brûlant du charbon et la fermeture ou le déplacement des entreprises fortement polluantes.

Les districts de Dongcheng et Xicheng seront aussi transformées en zones d'échantillonnage de la pollution aux poussières, tandis que la ville de Beijing travaillera avec la municipalité de Tianjin et la Province du Hebei, ses voisines, pour établir un système de prévention de la pollution de l'air.








Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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