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Français>>Vie SocialeMise à jour 16.03.2011 13h36
Les entreprises étrangères font l'objet d'un nombre croissant de plaintes en Chine
Un représentant des autorités chargées de l'industrie et du commerce de la Province du Qinghai montre aux acheteurs comment identifier une fausse liqueur, lors de la Journée Mondiale des Droits du Consommateur, mardi à Xining, la capitale régionale.

Les marques étrangères devenant de plus en plus populaires en Chine, le nombre des plaintes concernant les produits étrangers se multiplie aussi.

Ce phénomène a été encore plus mis en valeur mardi, qui était la Journée Mondiale des Droits du Consommateur.

Exemple de la multiplication des plaintes, ce qui est arrivé l'été dernier à Suntory (Shanghai) Food Co Ltd, un fabricant de boissons à capitaux japonais. La société a été condamnée à verser une amende de 1,37 million de Yuans (208 000 Dollars US) par les autorités chargées de l'industrie et du commerce de Shanghai pour publicité mensongère concernant une boisson à base de thé.

L'entreprise avait affirmé dans des publicités diffusées dans la presse et à la télévision que ses bouteilles de thé wulong, qui ont été lancées en mai dernier, étaient bonnes pour la santé des gens parce qu'elles ne contenaient aucune calorie. Mais le Centre de Contrôle et d'Inspection de la Qualité de la Nourriture de la ville avait découvert en août dernier que chaque bouteille contenait en fait 19,120 calories.

L'entreprise a cessé de faire diffuser ces publicités et payé l'amende en août, a dit Qian Huizhu, représentant du service consommateurs de l'entreprise.

Cependant, le site internet de l'entreprise prétend toujours que la boisson « contient zéro énergie ».

« D'après la réglementation chinoise sur l'étiquetage des produits alimentaires, une boisson peut être décrite comme contenant zéro énergie dès l'instant où elle contient moins de 17 000 joules d'énergie pour 100 ml. Et ce type de thé wulong ne contient que 15 300 joules pour 100 ml », a précisé M. Qian.

Récemment encore, le géant britannique de la vente au détail Marks & Spencer avait éveillé les inquiétudes du public au sujet des produits alimentaires qu'il vendait, proches de la date limite de péremption.

Ainsi, Jia Lijun, Professeur à l'Université Normale de l'Est de la Chine, s'est-il apercu que les trois boîtes de feuilles de thé noir qu'il avait achetées dans un magasin Marks & Spencer de Shanghai à la fin de janvier, portaient une date qui expirait un mois après celle de leur achat.

L'Administration d'Etat pour l'Industrie et le Commerce a pourtant édicté une réglementation imposant aux vendeurs de produits alimentaires de marquer de façon claire tout produit dont la date de péremption approche.

Cependant, un responsable du magasin a refusé la demande de M. Jia, qui souhaitait que l'on échange son produit, lui disant au lieu de cela que les produits alimentaires importés étaient sains, quand bien même leur date limite avait expiré.

Plus tard, le Professeur Jia, spécialisé dans le marketing, a mené une enquête sur des échantillons sur plus de 20 sortes de produits alimentaires dans le magasin, et découvert que 23% d'entre eux étaient proches de leur date de péremption.

Zara, marque espagnole de vêtements, est une autre société étrangère à être tombée sous le feu des critiques. Lundi, elle a été accusée de vendre des vêtements à un prix plus élevé que celui affiché sur l'étiquette.

Une consommatrice a ainsi rapporté avoir acheté un T-shirt portant une étiquette « prix spécial » à 79 Yuans samedi dernier dans une boutique Zara, mais a dit qu'elle a dû payer le prix originel, 139 Yuans, après qu'un vendeur ait insisté sur le fait qu'il s'agissait d'une erreur d'étiquetage.

Finalement, Zara a rendu l'agent en trop à la consommatrice lundi et lui a fait des excuses.

« Le nombre de plaintes contre des produits de marque étrangère a augmenté ces dernières années, en particulier en ce qui concerne les vêtements et les produits électroniques », a dit Zhang Lerong, rédacteur en chef de la rubrique plaintes de online.sh.cn, un important portail internet local.

« Quand nous aidons les plaignants à résoudre leurs problèmes, nous constatons souvent que les entreprises étrangères se montrent hésitantes quand les médias les contactent », a dit M. Zhang, qui travaille pour cette rubrique depuis cinq ans.

Il pense que les entreprises internationales devraient respecter les lois chinoises qui protègent les droits des consommateurs quand ils font des affaires en Chine. De plus, elles ne devraient pas se contenter de garantir la qualité de leurs produits, mais aussi fournir un service après-vente fiable.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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