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Français>>Vie SocialeMise à jour 31.01.2011 11h01
Le départ des travailleurs migrants perturbe la vie de Beijing

L'exode annuel des travailleurs migrants retournant chez eux pour la Fête du Printemps met les services urbains à rude épreuve et perturbe la vie de nombreux citadins.

« La Fête du Printemps provoque une sérieuse pénurie d'employés chargés du nettoyage à Beijing », a dit Guang Hong, propriétaire d'une entreprise de sous-traitance qui travaille avec les agences gouvernementales pour nettoyer les voies résidentielles de la capitale.

Mais M. Guang est fier d'être une exception, ayant réussi à conserver l'intégralité de son personnel à leur poste pour la Fête du Printemps. Son entreprise compte plus de 300 personnes, pour la plupart des travailleurs migrants quinquagénaires et sexagénaires.

Ils travaillent pour un salaire mensuel de 1 500 Yuans (228 Dollars US) environ, sans sécurité sociale ni assurance professionnelle. Mais d'après M. Guang, leur salaire est au-dessus de la valeur du marché, qui est située aux alentours du salaire minimum mensuel de 1 160 Yuans.

« Nous avons réussi à motiver les employés pour qu'ils fassent des heures supplémentaires pour le même salaire durant les congés, parce que l'entreprise a de bonnes relations personnelles avec eux », a t-il dit.
Dans les grandes villes, les travailleurs migrants en sont souvent réduits à accepter des emplois mal payés et que peu de personnes souhaitent faire, comme le ménage et le nettoyage des rues.

Les habitants des villes, qui depuis longtemps profitent de ces avantages et les considèrent largement comme des droits acquis, commencent maintenant à prendre conscience de la valeur des travailleurs migrants et à les voir d'un autre oeil.

Ils se rendent compte en effet que leurs bouibouis favoris pour le petit-déjeuner sont fermés et qu'il est quasiment impossible de trouver du charbon pour se chauffer. Ils se trouvent face à un choix réduit et les services qui sont encore disponibles voient leur prix augmenter.

Il en est ainsi, par exemple, de nombreuses entreprises de nettoyage ou de lavage de voitures, qui ont augmenté leurs prix, car leur personnel s'est réduit alors que la demande reste forte.

Les entreprises de messageries sont particulièrement sous tension, car elles doivent faire face à une période chargée du fait de la Fête du Printemps, alors qu'elles ne disposent que d'une petite fraction de leurs effectifs habituels.

Les effets se font d'ailleurs vite sentir. Nombreux sont les vendeurs sur Taobao, un site de vente en ligne très populaire, qui arrêtent les ventes durant la fête et mettent en ligne un avis prévenant les internautes que les produits ne peuvent être livrés durant les vacances.

Zheng Yongcai, Directeur de la branche de Beijing de Yunda Express, société créée à Shanghai en 1999, a dit que le volume des services express devrait doubler durant la Fête du Printemps, car 80% des employés de l'entreprise rentrent chez eux. La plupart des membres du personnel de Yunda sont des travailleurs migrants qui viennent des quatre coins du pays.

D'après M. Zheng, les employés qui resteront à leur poste vont avoir à travailler davantage et à assumer des responsabilités ressortissant généralement de plusieurs personnes.

« Nous sommes sous la double pression d'un volume de travail supplémentaire et d'une demande croissante des consommateurs pour une livraison sûre et en heure », a t-il dit.

Ceux qui resteront pendant les vacances recevront un salaire double ou triple en compensation pour leurs heures supplémentaires, d'après M. Zheng.

Ce départ massif des travailleurs migrants à la fin de l'année est un problème de longue date qui a de plus en plus de conséquences sur la vie quotidienne des habitants des villes, a di Lu Huilin, sociologue à la Peking University.

Bien qu'ils prennent habituellement en charge des emplois mineurs comme la livraison de lait ou de journaux, leur travail constitue une part importante de la vie urbaine.

« C'est triste à dire, mais les gens ne se rendent compte de leur existence et de ce qu'ils apportent qu'en cas d'absence des services qu'ils fournissent », a dit M. Lu.

Ce problème existe parce que les travailleurs migrants ne peuvent pas profiter d'une vie de famille normale dans leur ville d'accueil. Et l'instabilité du secteur de l'emploi provoqué par leur exode de masse porte aussi atteinte à leurs propres intérêts.

« L'urbanisation dont nous parlons aujourd'hui en Chine est un concept surfait. C'est seulement quand les travailleurs migrants pourront vivre dans des appartements abordables et envoyer leurs enfants à l'école dans leurs villes d'accueil, au lieu de mener une vie éclatée, que nous pourrons réellement parler d'urbanisation », a dit M. Lu.

Li Yao a contribué à cette histoire

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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