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Français>>Vie SocialeMise à jour 25.09.2010 10h00
La reconstruction du village natal du Dalai Lama bientôt achevée

Avec ses rangées de murs de brique peints en blanc et surlignés de rose, le petit village de Hong'ai, perché au sommet d'une colline, est très nettement différent des bidonvilles poussiéreux faits de bois et de terre battue communs dans l'Ouest de la Chine.

Ce village, situé sur le bord oriental du Plateau Qinghai-Tibet, est le lieu de naissance du 14e Dalai Lama, Tenzin Gyatso.

Plus de 70 ans après que le Dalai Lama l'ait quitté, Hong'ai est à la pointe du mouvement de reconstruction massif conduit par la Chine, qui vise à raser les baraques et à constuire à la place des logements modernes et sûrs pour les habitants pauvres de la région.

D'ici la fin septembre, la reconstruction sera terminée, et les 54 foyers du village vivront alors tous dans des maisons faites de briques et de bois solide, a dit Xing Fuhua, Responsable en chef de la commune de Shihuiyao, dont dépend le petit village de Hong'ai.

D'après M. Xing, la reconstruction a pris environ seize mois et à coûté 2,65 millions de Yuans au Gouvernement. La moitié de cette somme a été versée sous forme de subventions aux foyers qui ont construit les nouvelles maisons en temps et en heure et en accord avec les critères de sécurité.

« Tout le monde était enthousiaste. Ils ont détruit les vieilles maisons », a dit Gongpo, Responsable adjoint de Shihuiyao. « Nombre de ces maisons de bois et de terre battue étaient sur le point de s'écrouler, mais les villageois n'avaient pas les moyens de les faire réparer ».

D'après M. Xing, chaque foyer pouvait recevoir 19 000 Yuans pour la construction de sa nouvelle maison, et pouvait se voir construire les murs de sa cour et installer la porte principale gratuitement, ce qui sinon aurait coûté encore à peu près 20 000 Yuans supplémentaires.

Ces deux investissements équivalent aux revenus d'une famille exploitant 1,67 hectare de terres pendant vingt ans, a précisé M. Xing.

Car en effet, Hong'ai demeure un village essentiellement agricole, avec un revenu annuel par tête de seulement 3 399 Yuans l'année dernière, soit environ les deux tiers du revenu agricole national moyen.

Gongpo Tashi, neveu du Dalai Lama, âgé de 63 ans, est l'un des bénéficiaires de ce plan, bien qu'il soit l'un des villageois les plus riches.

Il a dépensé 60 000 Yuans, dont 19 000 Yuans de subventions, pour construire une petite maison de quatre pièces située dans une cour spacieuse et disposant de toilettes modernes à chasse d'eau.

Mais Gongpo Tashi, un Tibétain râblé dont la tâche première est d'entretenir le lieu de naissance de son oncle, Tenzin Gyatso, dit être plus habitué à utiliser les toilettes traditionnelles à la turque, qui consistent ici en général de deux planches situées au dessus d'une fosse sèche. « Peut-être que quand je serai trop vieux pour m'accroupir, les toilettes à chasse d'eau me seront-elles utiles ».

Sa nouvelle maison comporte peu de fioritures traditionnelles tibétaines autres qu'une peinture tibétaine encadrée comportant une phrase de bienvenue tibétaine, « Tashi Delek », en caractères chinois et tibétains, au dessus.

Il dit qu'il aurait pu faire construire sa maison dans le style tibétain traditionnel avec des sculptures et des peintures sur les piliers de bois, dit-il, mais peu d'artistes sont encore capables de faire ce genre de travail.

« De toute façon, ça n'est pas nécessaire, car les Tibétains d'ici mènent depuis longtemps une vie qui n'est pas si différente de celle des Chinois Han », a t-il précisé.

« La langue tibétaine n'était d'ailleurs pas parlée si fréquemment que cela à l'époque où le Dalai Lama est né, en 1935 », a ajouté Gongpo Tashi.

Gongpo, le responsable communal, qui n'est pas lié à la famille du Dalai Lama, a dit pour sa part que les Tibétains de Hong'ai se sont adaptés au mode de vie Han il y a déjà plus d'un siècle.

Chaque foyer tibétain a été consulté sur ses demandes avant la reconstruction, a dit Dong Jie, Directeur du Bureau des Affaires Civiles du Comté de Ping'An, qui a supervisé le projet.

La rénovation de l'habitat rural fait partie du mouvement en cours, conduit par le Gouvernement Central, qui vise à développer les régions Ouest du pays, relativement pauvres, qui sont restées en arrière depuis le début de la politique de réforme et d'ouverture initiée en 1978.

Dans le but de construire une société « xiaokang » (小康, aisée) dans tous les domaines, la Chine a lancé une nouvelle série d'initiatives pour le Développement de l'Ouest cet été.

Dans un discours prononcé pour marquer le 10e anniversaire de ce mouvement en juillet dernier, le Premier Ministre Wen Jiabao s'était engagé à faire du secours et du développement une priorité pour toute une série de zones touchées par la pauvreté, dont la zone Sud de la Région Autonome Ouighour du Xinjiang, esssentiellement peuplée par des Ouighours, et la partie Est du Plateau du Qinghai-Tibet.

M. Wen a annoncé à ce moment que le Gouvernement doublerait les investissements dans les infrastructures et les projets liés à la vie quotidienne, afin de contribuer à améliorer la qualité de vie.

D'après les statistiques officielles, près des deux-tiers des 36 millions de Chinois vivant sous le seuil de pauvreté viennent des régions occidentales du pays.

A Hong'ai, où les revenus agricoles restent faibles, le Gouvernement a versé de fortes sommes pour construire des routes, fournir des sources d'électricité et d'eau stables, et connecter le village au monde par le biais d'internet.

Gongpo Tashi, qui a déjà rendu deux fois visite à son oncle le Dalai Lama en Inde, ne l'a pas contacté depuis un certain moment. « Mais si je l'appelle un jour, je lui ferai part sans hésiter des changements intervenus au pays natal ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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